L’APPRENTI(E)-CŒUR….
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(toutes les photos ont été prises à Kauai, par Carmelle Amara)

Il y a plusieurs années, j’ai commencé à ressentir une douleur intense à la cuisse, comme un coup de poignard à répétition sur une période de plusieurs mois. Quand j’y déposais la main, la douleur disparaissait. Après m’être assurée qu’il n’y avait aucun problème physique, tel que phlébite, je me suis souvenue d’un message reçu lors d’une canalisation par une amie médium-guérisseuse, Ce message m’a surprise et intriguée :

 

« Tu as à réfléchir sur le point de rencontre de l’épée et de la blessure

et à reconnaître que tu es à la fois l’épée et la blessure. »

Au cours des années qui suivirent, j’eus bien des occasions d’approfondir et d’intégrer ce message, surtout au niveau du plexus solaire où semblaient s’être logés tous mes nœuds émotionnels de cette vie, ainsi que ceux de vies sur d’autres plans.

 

Pour dissoudre ces mémoires, j’ai compris que je devais intégrer en moi-même la dualité bourreau-victime. Il est beaucoup plus facile de s’identifier à la victime et de croire que nos difficultés ou traumatismes sont causés par une personne ou un événement extérieur. Mais comme il est difficile de reconnaître que l’on peut tout aussi bien blesser, le plus souvent de façon inconsciente, même et surtout les êtres qui nous sont le plus chers.

 

La mythologie de Chiron, qu’on a  appelé le « guérisseur blessé », nous montre comment résoudre cette dualité. En effet, on y apprend que c’est seulement après être descendu dans ses profondeurs secrètes pour faire face à ses démons intérieurs et se pardonner toutes les blessures infligées aux autres, que l’on peut devenir un guérisseur dans le vrai sens du terme. Sinon, cette part d’ombre inconsciente que l’on porte en soi risque de blesser, de façon inconsciente, ceux avec qui l’on est en relation, que ce soit une relation d’aide ou une relation personnelle d’amitié ou d’amour.

 

La solution vient du cœur du problème.

 

Dans mon cas, comme c’est la région du plexus solaire (digestion, etc.) qui m’a causée le plus d’anxiété, j’ai compris que c’est là que j’ai à y unifier l’épée et la blessure. J’ai donc émis l’intention d’en dissoudre les mémoires, y compris la peur des couteaux et de la chirurgie.

 

Je me rappelle un message reçu intuitivement il y a plusieurs années :

 

L’angoisse est la porte d’ouverture du subconscient.

J’ai alors choisi de me servir de toutes mes périodes d’anxiété et d’angoisse, conscientes et inconscientes, pour ouvrir cette porte du subconscient qui permet d’accéder aux trésors  se cachant sous les blessures.

 

Durant les dernières années, j’ai été de plus en plus fascinée par les excroissances ou autres formes qui apparaissent sur les arbres, justement là où ils ont reçu une blessure, par exemple, une branche coupée. Il semblerait que c’est par là que les arbres, surtout les plus anciens, nous communiquent leur « essence ».  Depuis que j’observe les arbres de près, je suis de plus en plus touchée et inspirée par tous les moyens qu’ils utilisent pour continuer à manifester de la beauté pour nous réjouir, de l’ombre pour nous rafraîchir, des fruits et des graines pour nous nourrir, des substances thérapeutiques pour nous soigner (l’usnée par exemple), même quand ils sont presque morts. Ce sont les arbres qui me réconcilient avec le processus apparent de vieillissement de ma forme physique. Sous leur écorce toute épaisse, rugueuse et ridée monte toujours la sève qui vient alimenter sa verdure. Je me dis alors que ma peau, c’est mon écorce. Quelle que soit son apparence, rien n’empêche ma sève intérieure de circuler.

 

En 1997, je me réveille au milieu de la nuit, avec l’image d’une racine, toute croche. Une phrase me vient spontanément à l’esprit, « C’est en suivant cette racine croche qu’on retourne à son essence. »[1]

 

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Il y a une dizaine d’années, je me servais des cartes d’anges pour mon inspiration du matin. Un bon matin, après avoir pigé la carte d’ange qui embrasse un arbre, je ressentis l’impulsion d’aller dans la forêt derrière la maison pour saluer un grand pin rouge que j’avais aperçu auparavant. Je m’appliquai à déblayer un sentier dans le bois pour m’y rendre. En arrivant, je découvris une goutte de gomme toute molle et argentée juste à hauteur de mon visage.  Nulle part ailleurs sur l’écorce je n’ai vu de gomme, liquide ou sèche. Je l’ai considérée comme un cadeau du grand pin. Avec gratitude, je pris sur ma langue cette précieuse goutte et la savourai longuement en lui parlant ainsi:

 

« Merci, grand Pin. Oui, j’ai besoin de ta Force,

j’ai besoin de t’embrasser,  de toucher mon ventre à ton écorce

pour guérir cette blessure à mon plexus. »

 

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Récemment, comme par magie, alors que je croyais me rendre à une rencontre d’écrivains, je me suis retrouvée dans une exposition artistique sur le thème de la boîte de Pandore. On y démontrait de façon visuelle les mots et les maux qui en sortent, une fois cette boîte ouverte. Tout au fond, on y découvrait un trèfle à 4 feuilles pour symboliser l’espérance. J’ai été très touchée…

 

Pour moi, la boîte de Pandore c’est mon plexus par où j’ai reçu mes blessures et par où elles se libèrent pour m’offrir ses cadeaux. Comme le plexus est relié au pouvoir, à la fois la perte de pouvoir et l’abus de pouvoir, le plus je pardonne, à moi-même et aux autres, les abus de toutes mes vies, le plus je retrouve ce que j’appelle maintenant la « puissance ».

 

Pour moi, il s’agit de la puissance de l’énergie féminine, de l’intuition, de la sensibilité et de la vulnérabilité, sans oublier l’énergie magnétique de manifestation qui n’exige pas de « faire », mais simplement d’« être » et d’émettre sa radiance sans même y penser. Alors viennent à moi toutes les expériences de vie dont j’ai ai besoin pour découvrir mon plein potentiel.

 

Durant cette période d’alignements planétaires et cosmiques mémorables, nous avons tous l’occasion d’entrer en contact avec nos blessures et de consentir aux ouvertures qui nous feront découvrir en nous-mêmes des trésors insoupçonnés. Lors des turbulences émotionnelles qui parfois accompagnent ces ouvertures, nous pouvons toujours recourir à la sagesse et à la protection des arbres qui nous entourent.

 

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Sans oublier une note d’humour face à tout ce que la vie nous présente…

 

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Quand je laisse la nature me « parler », je suis toujours surprise et enchantée par ses enseignements. Malgré tous les abus qu’elle a subis depuis des millénaires, elle trouve toujours le moyen de se régénérer. Ces pousses de chiendent ou de pissenlit qui finissent par prendre le dessus entre les carreaux d’asphalte ont peut-être quelque chose à nous apprendre quand nous nous sentons opprimés par la lourdeur de la matière. La nature nous enseigne que la vie est plus puissante que la destruction. Sa résilience est étonnante.

 

J’ai eu l’occasion de trouver en moi cette même résilience tout au long de mon cheminement, qu’il s’agisse de libération des patterns émotionnels et mentaux désuets, ou de la guérison des symptômes physiques qui les accompagnaient.

 

« La rivière coule, mais dans les obstacles elle chante. »

(extrait de mon journal du 20 mai 2003)


[1] Extrait de mon journal

Partagé par laPresseGalactique.org - le Quotidien qui Réunit

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