L'ENFANT INTÉRIEUR OUBLIÉ
SHAMBALA EST UN LIEU AXÉ SUR LE COEUR
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par Perle Louise

 

Reconnais-toi…

Une âme est venue me voir. Elle tape à ma fenêtre et porte avec elle un message. Il paraît triste, sensible et douloureux. Elle souhaite pourtant me transmettre quelque chose. Elle n’est pas en colère, elle n’est pas pressée mais elle attend. Patiente, elle me montre juste cette petite lettre. Elle la secoue du bout des doigts pour que je la voie bien. Puis elle la pose sur le sol et s’assoie en tailleur face à ce bout de papier.

Là, bien ancrée, elle me montre qu’elle ne partira pas sans qu’elle ne soit écoutée et attendra le temps qu’il faudra pour que chemin se fasse.

 Je me pose alors cette question : est-ce le message, ce que je crois en percevoir et sa puissance qui me fait peur ? Ou alors ai-je peur d’être totalement impuissante en sa possession ?

La prison des pensées est celle qui nous pousse le plus souvent à nous enfermer. Pour se protéger, pour s’échapper ou simplement pour reculer ce qui se fera.  J’ai souvent refusé de me confronter à la réalité. Peut-être parce qu’elle est ce qu’il y a de plus froid et de plus chaud à la fois. Peut-être parce que dans la réalité rien ne peut être changé mais tout est là. Manque de rêverie, de fantaisie ou de folie. La réalité se présente totalement nue face à nous. Elle donne ce qui est, sans aucun jugement, sans aucune attente, sans même le souhait de changer quoi que ce soit. Elle est là. Construite par le flux de la vie en continue.

Et puis il y a moi. Moi, vous, nous, peu importe.

Tu me fais peur, tu m’angoisses. Je veux fuir. N’importe quel moyen qui me mettra loin de toi sera mon moyen. Je n’ai pas peur, je te combattrai du plus profond de mes entrailles. Bonne ou mauvaise tu me fais toujours mal je te repousse et je te repousserai suffisamment loin pour que plus jamais tu ne viennes égratigner une parcelle de mon âme.

J’ai rencontré une âme, elle m’attend avec un courrier important. Je sais que dans ce courrier réside ma vérité, ta vérité, notre vérité. Mais je n’y suis pas encore allée.

Mais la réalité est venue me rattraper. Elle ne m’a pas couru après, elle ne m’a pas harcelé, elle est juste restée là où elle se tenait sans ciller. Impossible de lui échapper. La réalité EST. Factuelle, visible, présente et incorrigible. Elle existe et n’a besoin de rien pour exister puisque simplement elle EST.

Une âme est revenue taper à ma porte et cette fois, je lui ai ouvert grand la porte. Acculée avec cette réalité, j’ai capitulé. Dans sa main j’ai vu cette enveloppe à l’odeur de rose. Un parfum enivrant qui a prit possession d’un coin de ma maison. Je me suis assise et je l’ai écouté.

Tu as mis du temps et tu mets souvent le temps d’ouvrir ton cœur. Je suis là, je t’attend, j’ai le temps, mon temps est le tient.

Je la regarde, lumineuse, douce et pleine d’amour. Cette âme est belle et bienveillante. Elle ne me veut aucun mal, au contraire. Pourtant je l’ai repoussé pour ce bout de papier.

Elle soulève cette enveloppe, la secoue et en fait tomber une lettre. Une lettre qui semble usée par le temps, usée par le voyage et par la vie. Je ne sais pas dans combien de mains elle est tombée, mais vu son allure de parchemin, je pense qu’elle a fait le tour du monde, le tour du temps. Elle a une odeur particulière, à la fois de poussière et de fraîcheur. Pourtant, une seule phrase est notée en son centre :

« Vois dans la réalité chaque parcelle de ce que tu es »

C’est alors que j’ai compris que chaque parcelle de réalité que je souhaitais rejeter était en réalité une partie de moi que je refusais de rencontrer. Chaque barrière que j’érigeais, chaque fossé que je creusais, était en réalité une distance que je mettais avec l’être que je suis. Peu importe les actes ou les actions que je peux mettre en place. Ils ne sont que la prolongation de mon comportement vis à vis de moi.

C’est alors que j’ai compris que je me combattais.

C’est alors que j’ai compris que je me fuyais.

C’est alors que j’ai compris que cette réalité qui me faisait profondément trembler n’était autre que moi.

C’est alors que j’ai compris que là où je ne souhaitais pas aller, que là où je me fermais, résidait une parcelle de mon être abandonné.

J’ai compris que la seule chose qui me faisait peur était en réalité une personne.

Cette personne c’était moi.

Une âme est passée par là. Elle s’est arrêtée à la porte de mon cœur. Sans la forcer, elle y a déposé un message que je ne pouvais ignorer.

Merci,

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Partagé par laPresseGalactique.org - le Quotidien qui Réunit

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