par Frank Hatem

Dès lors, si l’on veut prétendre à l’existence de matière extérieure objective ou d’un univers non spirituel, il faudra le prouver, ce qui est démontré comme impossible puisque toute perception est intérieure à la conscience et en aucun cas objectivement extérieure.

Pour mieux comprendre cette approche qui semblerait justifier le solipsisme ou une phénoménologie de l’esprit, je propose souvent de se poser la simple question : « est-ce que je peux avoir conscience de quelque chose qui ne soit pas DANS ma conscience ? ». A cette question, la réponse ne peut être que non. Si j’ai conscience d’une chose, quelle qu’elle soit, indépendamment de tout ce dont éventuellement je n’aurais pas conscience, c’est que cette « chose » est dans ma conscience. Qu’elle est une partie de ma conscience. Et certainement pas de la « matière », compte-tenu que l’apparence matérielle découle directement de l’esprit une fois sa nature définie. Tandis qu’il est jusqu’à date impossible de comprendre l’esprit à partir de la matière. Dès lors, l’épistémologie qui doit présider à la compréhension de l’univers ne peut qu’être une épistémologie non-physique, par conséquent « métaphysique », au-delà ou en-deçà du physique, le physique n’étant qu’une conséquence apparente incluse dans le métaphysique qui permet d’en rendre compte. Il est donc tout à fait scientifique, au sens propre, de ne pas faire l’hypothèse, habituellement prioritaire, de l’existence d’un univers matériel, mais au contraire, de considérer que tout univers est a priori spirituel. – Frank

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