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Image: http://www.numerama.com/

par Pascale Arcan

Comme il est agréable de voir se réveiller de nombreux êtres et de les regarder éclore !
Il y a maintenant quelques années que j’ai fleuri à de nombreux possibles, que j’ai chevauché des idées plus folles ou irréelles les unes que les autres. Mais, c’était hier …
J’ai pris le temps de m’immerger dans cette densité nouvelle, que m’offrait ce rêve inédit.
Toutefois, avec le temps, j’ai du réaliser que cet « inédit » m’avait été soufflé à l’oreille par quelqu’un d’autre : une lecture, une évidence reconnue comme mienne, une discussion happée sur l’instant. Profitant de cette innovation légère et douce à mon cœur, je l’ai invitée dans ma vie, jusqu’à ce qu’elle soit détrônée par une autre, puis une autre, et ceci dans un laps de temps raisonnablement rapide, si l’on en croit notre possible longévité sur ce plan de conscience.
C’est à ce point nommé que le tourbillon a cessé de m’étourdir et de m’emmener vers des découvertes fantastiques ou sur des nuages roses pimpants.
Mon raisonnement a basculé vers l’évidence que, tout le monde a raison au sein de ses propres croyances. Chaque être qui ouvre son cœur, dans une nouvelle réalité, emprunte les pas de celui qui lui a précédé, et ainsi reconduit une information qui lui parait comme étant fabuleuse et innovante.
En fait, tout le monde a totalement raison de croire ce qu’il croit. Nous sommes sur un plan d’expressions et d’expérimentations qui est fait pour cela. Nous pouvons passer toute une vie d’ascète en position de lotus, ou en ouvrier d’usine non conscient de la splendeur qui existe autour de nous, et nous aurons raison. Chaque être, quel qu’il soit, à le droit d’être ce qu’il est et de créer ce qui lui convient.
Bien sûr, il est parfaitement aisé de comprendre ceci lorsqu’on le place à un « certain niveau ». Mais, que dire de ceux qui ont choisi d’être des personnages de parfaite lumière, et pour autant bourreaux, conspirateurs, meurtriers, suivant l’instinct qui les habitent ? Il est indéniable, si nous possédons une certaine conscience, de se rebeller.
Alors, repensons une nouvelle fois que nous sommes sur une sphère d’exception qui autorise toute forme de vie. Que chaque chose, chaque être est à sa juste place. Et si vous préférez, pensez à nos amis chers à notre cœur. Pour ma part, ce sera ma minette qui va me ramener une souris morte sur mon paillasson, puisque elle se doit de nourrir sa patronne. Je ne peux que l’en remercier en ramassant, un pincement au cœur, cet être auquel elle a hotté la vie. Elle l’a fait avec tant d’Amour, rien que pour moi.
Quelque part, nous nous étions donné ce fameux rendez-vous, elle pour m’apprendre la douceur et l’amour inconditionnel incarné, et moi pour lui offrir ma tendresse et mon amour sans borne, sans oublier ma profonde reconnaissance, d’être là, pour et avec moi.
En regardant plus loin, la logique implacable du jeu de la Vie, je ne peux que m’incliner vers ceux qui ont choisi de jouer des rôles bien plus complexes que le mien. Que cela soit dans la misère et la faim, au milieu des guerres sanglantes, ou terrassés par des maladies ignobles. Tous, comme moi, comme vous, ont fait un choix spécifique. Mais, pour autant, ne sont-ils pas issues de la Matrice, de la même Création, du même Verbe ?
C’est en voulant séparer le bien du mal, la lumière de l’obscurité, l’amour de la haine, les noirs des blancs, que l’on a oublié notre identique Essence, notre même origine, notre « Qui nous sommes de toute éternité ».
Ainsi, pouvons-nous avoir de la compassion pour ceux ou celles qui ne suivent pas nos pas ? Pouvons-nous réaliser que chaque être est bien à la bonne place, au bon endroit ? Même en prison, même en proie à la torture, même enfermé dans un temple, même tuant ses frères les animaux, même …. La liste pourrait être longue, dans le jugement. Car, c’est ainsi, lorsque nous émettrons un jugement, quel qu’il soit, il séparera. Le bien, le mal est omniprésent sur notre planète et c’est pour cela qu’elle porte toute cette diversité de vies, d’expériences, de possibles … pour nous, qui que nous soyons. En conséquence, reconsidérons notre bel astre. Etant donné que nous faisons tous des choix différents, et ceux-ci simultanément, repensons à notre manière d’être, d’agir, de penser et prenons conscience de tout ce qui nous est offert, de tous les choix que nous avons fait et de tous ceux que nous pouvons encore réaliser.
Il ne s’agit pas de s’effondrer en pensant que nous sommes inaptes à modifier la folie des autres, à enrayer la haine, à laisser proliférer les actes de toutes sortes, mais de les remettre à leurs places. Nos agissements nous appartiennent et ouvrent des portes à l’infini, quels qu’ils soient. Ceux de nos compatriotes en sont de même. Et si nous avons préféré telle aventure plutôt qu’une autre, c’est qu’elle nous sert à merveille. Quoi que nous en pensions …
Toutefois, essayons de ne pas oublier que tous ceux qui cheminent à nos cotés, de loin ou de près, ont fait les leurs et qu’ils leur appartiennent totalement. Que cela nous évoque une grande joie ou une immense tristesse, nous sommes sur le même terrain de jeu, avec des décors différents, tout simplement.
Enfin, si le malaise persiste, essayons de nous souvenir que cette grande farce cosmique est une cour de récréation. Dans l’absolu rien n’existe et surtout pas notre petite personne qui veut s’amuser à incarner le sauveteur.
Souvenons-nous, chaque jour et à chaque instant, que nous sommes une parcelle d’Amour, qui que nous soyons, quoi que nous fassions. Alors, la haine se transformera en compassion, la colère en reconnaissance, le jugement en lâcher prise, l’obstination en acceptation et le désespoir en confiance.
Faisons-nous confiance ! Nous ne sommes pas venus seulement en spectateur, nous jouons parfaitement notre rôle, comme tous ceux qui nous entourent, de loin de comme de près.
Puis, lorsque nous aurons terminé de nous insurger, de critiquer, de réagir, nous respirerons de nouveau l’Amour que nous sommes. Le temps sera venu de nous rappeler encore que tout est parfaitement orchestré, pendant ce court laps de temps, où nous avons oublié notre splendeur éternelle pour jouer ensemble au gendarme et au voleur. En attendant de nous retrouver tous à l’intérieur de cette bulle d’Amour, que nous n’avons jamais quittée : la Vie.
Je continue encore d’aimer à la folie ma Planète, même si, parfois, le giron de l’Incréé me manque … là où je « n’étais » pas… !

Source: Les Chroniques de laPresseGalactique.org

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