free_yeah

 

par Lydia

J’ai commencé la journée par une séance de relaxation pour diminuer la gêne occasionnée par la sciatique. Ce n’est pas franchement douloureux mais ça tiraille tout le temps depuis une semaine. C’est aussi ce qui a motivé mon choix de faciliter le sevrage en fumant de l’herbe. C’est vrai que ça aide à lâcher prise mais le risque c’est de se foutre de tout. Puis comme ça nuit à la concentration, ça m’oblige à être encore plus attentive. Du coup, je fais les choses une par une au lieu d’attaquer plusieurs chantiers à la fois. La gestion du quotidien est plus facile mais ça met en évidence le besoin de récompense ou peut être tout simplement d’équilibre. Comme si j’avais besoin d’une carotte pour avancer.

Le fait d’avoir reconnu et accepté d’être arrivée à la limite du supportable m’a libéré d’un poids immense.

Quand on veut se libérer d’une habitude, d’un comportement destructeur, on a tendance à faire du contrôle. On pense que la force de volonté suffira mais comme pour toute réalisation, il est nécessaire d’activer les vertus associées de l’amour inconditionnel, de la sagesse et de la volonté pour changer.

 

La volonté dans le choix déterminé de se libérer, l’amour et la sagesse pour la façon d’y parvenir. Avec la volonté on maintient le cap, on garde en mémoire l’objectif et comme ça va naturellement chambouler à l’intérieur, on fait en sorte de se placer sur la fréquence de l’amour et de maintenir la paix en dedans. Le changement se situe dans la façon de gérer ce qui vient non plus en rejetant mais en acceptant ce qui est, dans l’instant.

Bien que ça semble très facile, c’est ce comportement de rejet qui amène à se construire une carapace et c’est en refoulant les pensées et émotions indésirables que le système se met en place.

Mais quand on comprend le processus, on n’en est pas du tout délivré, au contraire, on est conscient de ce qui se passe et on va risquer de vouloir contrôler. Cette phase critique peut amener à se décourager et à baisser les bras parce qu’on exerce un contrôle excessif. La tendance à se projeter et à suivre un modèle est forte et ça ne fait qu’augmenter la pression, la culpabilité, le jugement et le conflit intérieur…

On pourrait supposer que d’établir un modèle permet de s’orienter mais tant qu’on agit selon la peur, ça ne fait qu’empirer les choses. Alors pour ne pas créer un nouveau personnage, je me suis fixé l’objectif d’intégrer la liberté, l’authenticité, l’être, par l’amour inconditionnel de soi. C’est une démarche qui n’est pas confortable puisque l’inconnu effraie mais en accueillant cette peur, elle s’équilibre et fait naitre l’espoir.

J’ai pu vérifier la puissance de la culpabilité en la relâchant. Le contraste entre le moment où j’étais dans l’accusation et celui où j’ai choisi de faire confiance aux élans, même s’ils sont compulsifs ou impulsifs, a été très fort. La détente qui en a découlé quand j’ai dit oui à l’expérience, a élevé mon taux vibratoire.

J’ai râlé pendant pas mal de temps en pensant que je connaissais les effets pervers du produit, que je passais d’une dépendance à une autre, que je tournais en rond…

Puis je suis revenue au cœur en me disant que puisque je ne voulais pas me libérer en exerçant un fort contrôle, je pouvais essayer de maitriser les élans en dosant les quantités.

D’un point de vue humain, ce produit est tellement diabolisé et controversé que je me dis qu’il est inutile de se fier à ce qu’en pensent les autres puisque chacun est unique et les croyances collectives étant basées sur la notion de bien et de mal, elles sont faussées. Alors j’ai amené la question au cœur, de façon à sentir depuis l’intérieur, comment ça vibrait. Une des nombreuses voix intérieures a prononcé ce qui suit : « tu te mets trop la pression. Utilise cette envie comme un moyen d’affirmer ton choix de vivre la libération des croyances erronées, dans la facilité, la fluidité, la légèreté. La nature met à disposition de l’humain, des médecines pour l’aider. Ta demande de soutien a été entendue et même si tu juges la réponse, elle correspond à ta demande, à tes besoins du moment ».

Oui mais, l’ego spirituel ne le voit pas de cette œil ! Selon sa vision, il y a les bonnes choses et les mauvaises, il ne connait pas la nuance. Ni la patience, il veut du résultat tout de suite et que ça se voit ! Sachant cela, je l’ai calmé en l’invitant à exercer le contrôle au niveau du dosage. En intervenant au moment où l’envie de fumer arrive de façon à accueillir les émotions qui se manifestent, ainsi le geste ne devient pas automatique.

Je ne sais pas du tout si cette démarche, ces dialogues avec l’inconscient et les personnages intérieurs m’amèneront au but mais au moins, dans l’instant, ça permet de calmer le jeu. L’objectif c’est de libérer les masques mais le chemin ne doit pas amener plus de souffrance. Prendre conscience qu’on joue un rôle est déstabilisant et lorsqu’on découvre un masque, on aura tendance à se déprécier. C’est là où l’amour inconditionnel de soi peut être amplifié en accueillant avec tendresse l’ego et ses stratégies.

J’ai l’impression d’avoir perdu le goût du jeu, de ne plus avoir envie de nourrir l’illusion mais comme la plupart des croyances sur lesquelles se basaient ma réalité sont tronquées, il n’y a plus que l’instant présent comme lieu sécurisé. Je ne m’identifie plus au passé et suis incapable de me projeter. Je ne veux pas non plus tomber dans l’excès en m’identifiant seulement au divin intérieur. La personnalité se cherche et panique un peu à mesure que l’illusion est révélée. J’ai voulu savoir de quoi j’étais faite et plus j’avance dans l’introspection et plus c’est complexe.

J’ai toujours la foi mais je n’idéalise plus cet aspect intérieur, je ne le considère plus comme un aspect séparé de ce que je suis. Tout à l’heure alors que je parlais à mon inconscient j’ai eu la sensation que la présence divine s’y logeait en grande proportion. C’est là que les mécanismes qui soutiennent la vie sont inscrits.

J’ai été soulagée de ressentir les signes habituels lors de ma connexion à la terre mère, à l’âme et à la source. Je craignais encore « une punition pour avoir commis un écart de conduite » !

Punition/récompense, je me demande si je sortirais un jour de cette vision ! Mais d’un autre côté, est-ce possible de faire autrement ? On agit toujours selon l’attente d’un résultat spécifique, c’est l’idée du but qui donne l’élan à agir. Il semble qu’ici aussi il soit nécessaire de libérer l’excès, de neutraliser le regard et d’équilibrer les énergies.

Voyons ce que disent les êtres de lumière du site « du ciel à la terre », de Monique Mathieu:

Clef 964

Ne culpabilisez jamais ! Dans ce monde de troisième dimension, vous ne pouvez pas être parfait ! En essence vous êtes parfait, certes, mais vous êtes soumis à un grand nombre d’énergies contraires, des énergies malheureusement générées par toutes vies, par vos semblables et également par les autres règnes qui souffrent. . Voyez simplement le plus beau, le plus sage, le plus lumineux et le grand Amour qui est en vous ! Voyez le monde qui vous entoure différemment, percevez-vous vous-même différemment et tout sera réellement différent pour vous.

Pour le cas où je n’aurais pas compris ! Il y a de l’humour chez les frères de lumière !

Clef 15

N’oubliez pas que vous avez la possibilité de vous transformer, de restaurer la santé parfaite dans votre corps et d’accomplir miracle sur miracle. Ce sont les doutes quant à l’impossibilité d’agir de telle ou telle façon sur vos corps qui créent une santé déficiente. Aimez votre corps ! Plus vous l’aimerez, plus vous le comprendrez, plus vous pourrez intégrer les énergies Christiques et les énergies Divines et plus vous pourrez les faire couler et les répandre sur la Terre ainsi que sur tous ceux qui vous entourent.

Clef 377

Laissez-vous emporter par le courant, ne cherchez plus à savoir si ce que vous faites est bien ou non, si vous évoluez ou non ! Soyez simplement heureux dans votre milieu, dans votre famille, avec vos amis, soyez heureux de pouvoir aimer tout simplement et surtout n’essayez pas d’aller plus vite que vous le pouvez. Vivez votre vie le mieux possible dans la paix et dans l’Amour ! Vous verrez que si vous ne cherchez plus des complications à votre vie, si vous vous laissez emporter par ce courant d’énergie merveilleuse qu’est l’Amour, beaucoup de transformations importantes surviendront et vos douleurs physiques s’évanouiront.

« Soyez heureux » ! Voilà une injonction irréaliste quand on est submergé par les idées sombres cependant, ça n’est pas si insensé. Nous avons toujours le choix, nous pouvons focaliser notre attention sur ce qui est agréable et laisser passer ce qui l’est moins. Ce qui créé de la souffrance, c’est l’excès, c’est le fait de s’accrocher à l’extrême. Reconnaitre ce qui se vit en soi ne veut pas dire de s’y identifier mais simplement de ne pas le rejeter.

J’ai ressorti les sacs de laine et les tricots en cours. On dirait que l’envie de faire revient peu à peu et que c’est une façon de répondre à la peur d’être trop « absente ».

Les expériences passées m’ont montré les pièges de l’herbe et notamment la perte de la motivation, de la concentration et la difficulté à focaliser l’attention.

En l’occurrence, c’est justement ce qu’il me faut en cette phase de sevrage.

Le lâcher prise est plus facile et même s’il est provoqué par quelque chose d’extérieur, ça m’aide à ne pas bloquer sur les douleurs et symptômes divers. Bien évidemment, ça demande de trouver l’équilibre, le dosage qui permette une détente physique sans pour autant embrouiller le mental.

Il est clair que je ne recommande à personne l’usage de ce produit qui comme toute médication demande une prescription savamment dosée pour être utile. Si on est encore dominé par la peur ou la culpabilité, ça risque d’être une mauvaise expérience puisque les psychotropes peuvent rendre paranoïaque. L’herbe peut amplifier le mal-être, les émotions et on aura tendance à se renfermer, à se couper du ressenti, des autres. Je ne suis pas à l’abri non plus bien que je connaisse assez bien les effets pervers. Mais là aussi ma vision passée reposait sur des croyances bancales.

En observant comment l’envie est déclenchée, je vois que c’est la peur mais aussi l’amour qui motivent le geste. La peur de souffrir, de perdre le contrôle et le besoin de douceur, de lâcher prise. Je pensais hier que ça me pendait au nez, que dans le dessein de libérer la notion de jugement, je serais face à cette envie récurrente. Alors j’y suis et me contente de ressentir mon corps physique, de reconnaitre les besoins du moment et de les accepter. Je ne céderais pas à l’envie de mourir par exemple, l’instinct de survie y pourvoie. Il n’y a donc aucune crainte à tenter de voir la situation avec les yeux du cœur, en dehors de toutes références extérieures, de toute référence au passé, à ce que j’aie vécu et à la façon dont j’agissais et pensais.

Pour le moment, les bénéfices sont nombreux, plus de fluidité, de légèreté, de détente, moins de cogitation, de douleurs enfin moins de fixation dessus donc plus supportable et les inconvénients moindres, des cernes gonflées et aucun souvenir de mes rêves. Puis c’est provisoire. De toute façon, je n’aime plus être perchée. Je dois aller en courses et une sorte d’angoisse monte. Respire !

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr et ces trois lignes. Merci 

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