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par Lydia

Ce matin, je suis remplie de gratitude et c’est tout naturellement pour cette raison que j’ai publié ce premier article plein de sagesse, d’amour et de lumière. La journée d’hier a été très riche d’enseignements, par l’acceptation de ce qui est, ce regard bienveillant sur soi qui permet de voir la lumière en toutes choses.

C’est vrai que sur le moment, ça n’est pas des plus confortables mais si on accepte d’être traversé par des pensées émotions sachant qu’elles se montrent juste pour être embrassées et ainsi libérées, on facilite grandement l’intégration de l’amour, de la grâce.

La souffrance vient toujours du fait de refuser ce qui se manifeste dans l’instant, soit en soi, soit au dehors. Ce qui nous dérange à l’extérieur est une invitation à sonder notre cœur, nos profondeurs et on y trouve toujours la sagesse, la Vie.

La confiance en soi se bâtit ainsi au travers des yeux du cœur. L’amour est pure tendresse, gratitude, joie de vivre, enthousiasme, innocence et comme cette énergie est indissociable de la lumière, comme elle est lumière, la sagesse l’accompagne ; elles se révèlent mutuellement. La lumière, c’est la connaissance pure, celle de notre être tout entier, celle qui nous permet de voir ce qui est, dans toute sa splendeur, sa vérité parfaite.

Bien que l’amour soit tendresse et compassion, il n’a rien à voir avec la complaisance, la flatterie, il n’a rien à vendre mais tout à offrir. Il permet de voir ce qui est, sans peur, sans culpabilité, sans émotions.

 

J’ai passé une nuit plutôt mouvementée et malgré que la chienne m’ait réveillée à 1h puis à 2h du matin, je me suis rendormie de suite pour continuer de participer aux cours nocturnes.

Rien à voir avec ce que l’on peut vivre sur terre, ce sont des classes ou plutôt des cercles de paroles où on échange ses expériences, sa vision, où on partage son point de vue spécifique, unique, et tout le monde est à la fois maître et élève ; Il n’y a d’ailleurs aucune notion de hiérarchie, tout le monde est en apprentissage, sur le chemin de vie, de retour à la source.

Je n’ai pas réfréné ma ‘colère’ vis-à-vis de la chienne même si elle m’est apparue totalement stupide en même temps.

Tant qu’on retient quelque chose en soi, tant qu’on résiste, qu’on empêche une pensée, une émotion de s’exprimer, on entretient la lutte, le combat interne contre soi-même et de cette façon, on se prive d’être l’amour. La méditation guidée et l’article qui l’accompagne m’ont aidée à maintenir le cap, la foi en l’unité et à ne pas m’en prendre au mental.

Je continue de courir après le temps, mais j’arrive à me poser pour questionner ce qui est, et ainsi calmer le rythme.

La réconciliation avec mon mental, la gratitude envers mon ego, m’ont ouvert le cœur un peu plus et l’amour s’est exprimé par des pleurs de reconnaissance, de gratitude.

Encore une couche superficielle qui est absorbée dans la joie de ce flot de larmes libérateur. Celui qui nettoie de l’intérieur et vous laisse un visage frais, épanoui, relaxé, vivifié!
L’ego est comme un père et constitue des aspects importants de notre personnalité.

Bien souvent quand on se tourne vers la spiritualité, c’est parce qu’on est en conflit intérieur, parce qu’on refuse la vie telle qu’elle est, parce qu’on se juge, qu’on se rejette, parce qu’on est rempli d’à priori. Tout ceci n’est que le reflet, l’expression de la peur qui s’est inscrite lors de moments où l’incompréhension a bloqué le flux de l’amour obligeant notre cœur à se fermer pour se protéger.

J’ai zappé le tour dans la nature, ce matin, j’ai innové, en ouvrant la fenêtre en grand, je me suis connectée à la terre par les racines, le chakra sacré et en ouvrant les mains, paumes vers le bas afin de capter les énergies telluriques, les énergies de la mère. Un pigeon s’est posé sur les pièces de l’échafaudage démonté, mais posées contre le mur. Il est resté là, tranquille, le temps de ma « méditation connexion consciente ».

J’ai senti cette douce énergie et puissante à la fois, circuler dans les paumes de mes mains produisant une chaleur, une vibration inconnue jusqu’alors. Enfin non reconnue parce que je ne porte pas souvent mon attention sur le simple ressenti en dehors des vagues émotionnelles et de la douleur…Encore une enseignement, une invitation à être plus attentive à la Vie, aux énergies en moi. C’est quand même malheureux d’être obligée de se faire violence pour sentir la différence! Encore une raison valable de méditer, du moins de porter plus souvent l’attention sur le corps, sans raison, juste pour sentir la vie en soi.

Puis je me suis ouverte au soleil, en plaçant mes mais paume vers lui en appelant ses énergies à remplir mon plexus solaire et mes mains. J’ai réalisé que je me tenais comme l’arbre, et j’ai pu aussi sentir de l’énergie circuler mais pas aussi fortement que lors de la connexion à la terre. Je sais que le masculin en moi a besoin de guérison, disons plutôt que je dois libérer des fausses croyances à ce sujet. Je suppose que ça m’empêche de percevoir cette vibration connexion…

L’image du père fortement pervertie par les siècles de patriarcat et par ma propre enfance a besoin d’être restaurée, revisitée de fond en comble, passée au travers du tamis du cœur. Et ceci se réalise par l’acceptation totale et entière de l’ego, du mental, de l’aspect pensant, logique de qui je suis.

J’ai remercié mon mental d’avoir été (et d’être encore) un père et reconnu que seules mes croyances en avaient faussé la vision, que je me faisais des idées sur lui et que ce désamour m’empêchait de voir la réalité, de reconnaître ce qu’il est véritablement.

Il est l’esprit, la connexion au Soi tout autant que l’âme, le cœur. Pouah! Au moment où je relis pour publier cela et juste quand je mets un « s » majuscule à « soi », la machine à laver un fait un gros bruit en enclenchant l’essorage! Et la chienne s’est brusquement redressée mais pas au moment du bruit! Elle figure mon mental par sa ressemblance à bien des niveaux, l’audace d’être, de vivre selon son envie, d’être indépendante, grande gueule, protectrice mais pas trop, impatiente, gourmande…Elle est pénible quand je m’en prends à mon ego, mon mental et perçois les énergies subtiles. Tout ça pour dire que je vois en ce bruit, l’idée que je me fais du masculin et du mental, de l’ego; la violence, l’arrogance, le bruit, le culot, la brutalité, l’égoïsme au travers du comportement des hommes en bien des domaines…Peut-être que si j’associais mentalement cette énergie à celle de l’orage que j’aime et ne crains pas, ma vision serait plus juste…

Rien en soi n’est séparé, inférieur ou supérieur, cette vision est celle de la peur, du jugement, du déni, du rejet de parts de soi. 

Rien en soi n’est figé et bien qu’on puisse nourrir des croyances fausses toute notre vie, on peut aussi s’en libérer justement par ces énergies de déconstruction.

C’est le miracle de l’amour, de l’acceptation de ce qui est. 

Comme le dit Byron Katie, questionner son mental en révèle la lumière, la sagesse. Nos croyances basées sur la peur, nous voilent la réalité, celle de notre être, de notre divine humanité, de l’unité que nous sommes. 

Comme je le disais hier, une croyance n’est pas ‘mauvaise’ en soi, elle est une hypothèse de travail, un point de vue particulier par lequel nous observons la vie et en ressentant nos émotions, l’effet qu’elles ont sur nous, on peut ainsi affiner sa vision, grandir en sagesse, en compréhension (prendre avec), en amour, en capacité d’aimer.

Lorsqu’on sait que la croyance est malléable puisque de toute façon nous sommes vivants, nous faisons partie du cycle de la vie, de l’évolution et rien ne peut rester figé, en l’état, on avance alors en confiance, confiance envers la vie, en nous même.

Les prises de conscience émergent lorsqu’on interroge une croyance et de cette façon on en découvre la pertinence, puisqu’elle révèle la vérité, celle de nos peurs, de nos pensées restrictives, limitées, et la vérité de l’amour, son effet guérissant et révélateur puisque par l’acceptation, la vision devient claire.

Dès qu’on cesse de lutter contre soi, on découvre la magie de la vie, la beauté de l’être que nous sommes qui n’est pas limité à une image ou emprisonné dans un corps.

Il émane l’amour-lumière intérieur reconnu, libéré de toutes les couches de peurs.

Cette reconnaissance nous remplit de gratitude et d’une saine confiance en soi qui n’est pas basée sur la comparaison, mais sur l’expérience, par le contraste qu’offre la dualité.

Elle ne s’appuie pas sur l’extérieur, les circonstances, mais par la reconnaissance de l’être unique et complet que nous sommes. Cette complétude se trouve dans la réintégration de tous les aspects de soi, de toutes les pensées émotions adoptées lors d’événements douloureux, incompris, de chacun de nos corps et la reconnaissance de leur unité, de leur interdépendance.

Accueillir l’enfant qu’on a été, libère les pensées émotions d’alors et en les accueillant en toute confiance, en sachant qu’elles portent des trésors, qu’elles sont des pierres qui construisent notre personnalité, notre singularité, notre complétude, elles révèlent nos talents spécifiques, nos aspirations profondes, réelles, notre vraie nature, la passion de notre âme et l’amour de la lumière.

L’âme et la conscience se révèlent dans la transparence, l’authenticité, la spontanéité de l’enfant en soi qui exprime toute vérité nous concernant.

Tout ce qui a été perçu comme traumatisant et a défini nos croyances, mais qui au travers des yeux du cœur devient le révélateur de notre raison d’être.

On souffre à vouloir changer ce qui est, alors que c’est justement cela qui nous ouvre les portes du cœur, de la compréhension, de la sagesse intérieure, du divin que nous sommes.

Lutter contre son mental revient à lutter contre sa lumière, contre soi-même, c’est une façon de résister à l’amour et la sagesse que nous sommes.

L’idée de séparation, la dualité, la notion de bien et de mal, sont des hypothèses d’apprentissage, des façons d’évaluer, de différencier la peur et l’amour, la tristesse et la joie, l’ombre et la lumière.

La première leçon qu’on en tire, c’est que c’est un outil qui permet de faire des choix et ainsi d’affirmer notre personnalité spécifique.

Au cours de notre vie, nous allons apprendre à ressentir l’effet des pensées émotions, de nos croyances et constater que notre monde intérieur, notre état d’être change selon les fréquences énergétiques que nous explorons, soit la peur, soit l’amour.

On verra de cette façon que nous créons notre réalité, elle-même perçue différemment selon le point d’observation; l’idée de séparation, le conflit ou l’acceptation totale; l’amour pur.

On pourra faire l’expérience de l’amour par l’attraction envers une personne spécifique, goûter son pouvoir. Puis en découvrant qu’on peut aimer avec autant d’intensité, de force, de sincérité, différentes personnes, on va comprendre peu à peu ce qu’est réellement l’amour ; qu’il n’a pas de limites, qu’on ne peut pas l’enfermer, le retenir, le manipuler.

Ces expériences vont aussi nous montrer par les ruptures successives que le ‘problème’ vient de l’intérieur, que ce sont nos croyances, celles adoptées dans l’enfance, l’adolescence, qui faussent notre vision, sabotent les relations avec les autres.

On va comprendre que tout vient de la relation à soi, de la façon dont on se considère, dont on se traite.

Par ce constat, on reconnaîtra aussi la loi d’attraction, de résonance, et bien évidemment la puissance de l’amour qui est en nous-même. 

On comprendra que tout ce que nous vivons est la parfaite projection de ce que nous pensons, croyons. 

En restaurant la relation à soi, on fera l’expérience de l’amour en soi puis on voudra qu’il grandisse, qu’il nous remplisse. Commencera alors une introspection, une réforme des croyances, un chantier conséquent qui comportera des limites.

Puisque nous continuerons d’utiliser la dualité pour faire le tri, nous serons limités par celle-ci.

On verra alors que pour élargir notre conscience, intégrer plus d’amour en soi, il nous faudra accepter ce que nous sommes en totalité, abandonner toute notion de jugement.

Peu à peu, la lumière nous éclairant et l’amour agissant, la tendresse deviendra notre quête et c’est à travers elle qu’on se regardera.

Ce regard amoureux, bienveillant ouvre la conscience et on entre dans le monde subtil des pensées, des émotions par la grande porte.

On peut s’égarer dans le monde de la projection, dans ces mondes subtils invisibles, s’attacher à de nouvelles croyances parce qu’on goûtera les bénéfices de l’énergie d’amour par la reconnaissance des mondes subtils en nous.

On s’attachera l’idée qu’on se fait de la lumière qui est largement nourrie par les messages spirituels eux-mêmes étant la conséquence directe de l’ouverture de l’humanité à un autre degré de conscience.

L’histoire nous montre les limites de la dualité, de la guerre, des conflits et le besoin d’amour, de sagesse, de trouver un sens à ce qui est; le désir de se connaitre amplifie à mesure que le monde plonge dans le chaos. La science contribue grandement à cela en découvrant le monde des cellules, des atomes, des énergies. Elle relie la spiritualité et la connaissance par l’étude, l’observation des faits. La psychologie, la psychanalyse, l’essor du développement personnel, répondent aux angoisses existentielles vécues par ce chaos permanent relaté au travers des médias.

Plus il y a d’individus qui se tournent vers l’intérieur, qui s’interrogent sur ce qu’est véritablement un humain, les énergies, le subtil et plus les mondes invisibles, la projection de l’inconscient et de la conscience collective est proche, elle se superpose à la réalité visible. Et ce sont les stratégies du mental qui consistent à refouler dans l’inconscient ce qui n’est pas accepté, qui ont permis à l’humain de se plonger dans l’astral, d’y trouver une échappatoire. Ceci a nourri tant ces mondes invisibles rendus perceptibles que le désir de changer, de se connaître de l’intérieur.

L’invisible perçu au travers des croyances basées sur la peur, la notion de séparation et de dualité, apparaissent comme l’enfer et le paradis, poussant chacun à se tourner vers la lumière espérant légitimement échapper à la souffrance et ce faisant, à nourrir encore plus la dualité, l’illusion de la séparation, le conflit et la division.

Tant qu’on continue de voir ce qui est, depuis nos souffrances, nos blessures, la vision est faussée et le déni de soi amplifie. Le besoin de fuir la réalité, de s’évader dans les mondes de l’imaginaire, de projeter ses rêves va amplifier nous éloignant de notre cœur, de l’amour lumière que nous sommes. De notre propre vérité et de notre maîtrise.

L’engouement pour la spiritualité nourrit les égrégores de la dualité, amplifie l’attachement aux illusions et nous éloigne de la réalité du monde visible qui nous montre pourtant la vérité de ce que nous sommes. On cherche à voir l’invisible au dehors de soi alors qu’il au cœur de notre corps, de nos cellules, de notre cœur, dans la vibration qu’il émet et que nous pouvons ressentir.

Interroger ses croyances restaure l’amour en soi, la vision et permet d’aller à l’essentiel, de retrouver sa propre vérité. Lorsqu’on s’interroge sur la réalité de nos expériences appelées « visions », lorsqu’on questionne la réalité de ce phénomène, on peut constater que ce qui est perçu dans l’astral est la projection énergétique des rêves, des désirs, des frustrations, des fantasmes, des peurs, des croyances et que ce qui est proclamé comme des vérités reçues de l’au-delà n’est très souvent bâti et nourri que par les croyances, le bouche à oreille, le besoin d’extraordinaire, de spectaculaire. Tout ce qui ressemble à un film hollywoodien est une distraction, un amusement pour le mental. Ces films nourrissent l’inconscient des téléspectateurs qui vont confondre l’imaginaire et la réalité. La plupart des channels ou qui se disent ainsi ont une culture cinématographique conséquente et leur vision s’en nourrit. Si nous sommes ici et maintenant dans cette dimension, dans la chair, c’est pour reconnaître qui nous sommes en vérité, depuis notre propre corps, dans notre quotidien, notre vécu et ainsi de sacraliser la matière par l’élévation de vibration, de fréquences. L’astral, le mental, l’émotionnel sont des passerelles, elles ne sont pas la destination. Elles sont des figurations, des représentations, des calques qui ne nous éloignent pas de la souffrance mais la nourrissent.

Dans le travail d’introspection on va contacter le monde du ressenti, les pensées émotions, le subtil et comme on interprète cela au travers de notre manque d’amour, on va s’accrocher à cela comme si c’était des vérités. On va les proclamer au monde pour gagner en confiance en espérant rehausser l’estime de soi, en se valorisant par la diffusion de messages qui prétendent éclairer l’humain sur ce qu’il est en vérité, sur les mystères de la vie. On assiste alors à la naissance de tout un tas de prophètes auto-proclamés qui vont entrainer dans leur sillage, des êtres qui sont sur la même fréquence, celle du déni de soi, de l’aspect charnel, matériel de l’être, du rejet de la réalité, du goût pour l’image, le spectaculaire, pour l’héroïsme.

Les « missions de vie » sont devenues la réponse toute faite aux angoisses existentielles des individus. L’ignorance de soi, dû au rejet vécu autrefois, non accepté, de l’enfant qu’on a été, va amplifier le sentiment d’isolement, de séparation, d’impuissance et on sera friand de messages, de paroles réconfortantes, de messages qui nous disent que nous sommes des êtres extraordinaires, des êtres de lumière magnifiques…

C’est la réalité, mais celle-ci n’a rien à voir avec les interprétations mentales qui se basent sur de fausses croyances. Bien que ces lectures rétablissent une forme d’équilibre en soi, c’est très fragile et à la moindre contrariété, la foi en l’humain divin, aux lois universelles, en l’amour, va s’effondrer.

En ce sens, les messages et les gens qui canalisent offrent la possibilité à chacun de revenir à soi, de sonder son propre cœur et parfois ça devra passer par une désillusion, un abus de pouvoir, une erreur de prédiction. On affine peu à peu son discernement et ainsi on apprend à s’écouter de l’intérieur et à se faire confiance.

L’amour véritable de soi, celui qui en permet la révélation, c’est simplement de s’accepter tel que nous sommes, entièrement.

Par cela, nous découvrons que notre véritable personnalité, celle qui est au-delà de la peur, celle qui est unifiée à l’âme, à la conscience divine, à la source Père Mère, à et en l’Un, est le Soi.

L’être multidimensionnel se révèle dans l’introspection, l’accueil des pensées émotions qui émergent dans l’instant puisque c’est par cette alchimie que se manifeste notre sagesse innée, l’amour lumière que nous sommes en essence.

Et par définition, cette essence est en tout ce que nous sommes, elle est tout ce que nous sommes. Elle est le carburant de la matière qui abrite notre conscience, elle est la vie même, l’anima, l’âme, l’impulsion, le désir, la raison d’être.

La matière en est la manifestation dense, l’extension, la projection dans cette dimension duelle et par le fait, elle ne peut en être séparée. Ce ne sont que nos croyances qui nous empêchent de le percevoir et ces croyances ne sont pas figées en nous, elles ont un sens, une raison d’être, celles de nous ramener à la raison, à la maison, en notre propre cœur conscience.

Interroger ses croyances en révèle l’irréalité, de façon évidente, claire lorsque cette investigation se réalise dans l’amour inconditionnel. Dans l’humilité de l’enfant qui comprend que sa vision de la réalité est faussée par ses peurs.

La pulsion de mort n’est que la pulsion de vie inhibée et lorsqu’on l’accueille dans la tendresse de son cœur, elle apparaît ainsi ; l’énergie de la vie se meut à nouveau, elle émerge des profondeurs de l’être, dans toute sa splendeur, splendeur révélée dans le contraste.

Elle est alors perçue comme l’énergie de renouveau, celle-là même qui permet la déconstruction des croyances, qui va initier le changement, qui permet de faire table rase du passé, non en le niant ou le rejetant, mais en l’accueillant pleinement.

Ce n’est que de cette façon qu’on peut en voir la beauté, la lumière, la vérité.

Et cette vérité ne demande aucune validation extérieure, aucune justification, elle est acquise pour soi-même et révèle la singularité de l’être.

Elle est vécue, sentie de l’intérieur, au-delà des images, des idées, des concepts, elle est et se justifie par ce simple fait.

Le monde des apparences, de l’image, n’est que le reflet de nos croyances et lorsqu’on embrasse notre corps mental, lorsqu’on l’accepte pleinement, lorsqu’on cesse de l’invalider, de lui faire porter le poids de notre souffrance, une grande paix s’installe en soi et la lumière de la vérité nous permet de faire face à la réalité sans plus la craindre, sans vouloir la fuir, ni la contester. Notre propre vérité, la réalité de ce qui est perçu dans l’instant n’étant plus refoulé, rejeté ou ignoré, la réalité du monde n’a plus de poids, d’impact sur soi. C’est un autre monde dans lequel on n’a plus peur d’exister, d’être.

On sait qu’on participe à cette réalité par la façon dont nous gérons notre monde intérieur, l’idée même de sauveur, de changer la société, ne vient plus nous hanter puisqu’on sait qu’en étant vrai, en laissant l’amour se révéler en soi, en étant simplement ce que nous sommes, nous participons activement au changement. On a alors envie d’apporter sa contribution, d’être dans l’action, d’agir à partir du cœur, de la même façon que nous agissons envers nous-même et il n’y a pas besoin de le vouloir, il suffit de le manifester naturellement.

L’idée que je suis imparfaite à cause de mon addiction ne vient plus interférer, fausser ma vision, je sais juste que tout est parfait dans l’instant. Le seul objectif à ce sujet, c’est de reconnaitre l’amour et la lumière qui sont derrière ce geste.

Sachant avec certitude que tout est fait pour ma croissance, mon bien-être, mon évolution, il me suffit d’aimer cet aspect de moi-même pour qu’il me révèle sa pertinence. Et ça commence peu à peu à se réaliser.

Et c’est la même chose vis-à-vis du fait de ne pas être indépendante. Ceci me révèle l’interdépendance entre tout ce qui est, l’unité entre tous les êtres, le parfait rôle de chacun dans cet éveil collectif, car il s’agit bien de cela.

Cette notion perçue au travers de la croyance en la division, la séparation sera interprétée comme un sauveur qui viendra séparer le bon grain de l’ivraie, ou encore d’extra-terrestres qui enlèveront les gentils pour les amener sur des planètes paradisiaques…

Tout ceci est le fruit de l’imagination, du déni de soi, de la non acceptation de ce qui est, de la négation de la réalité.

Tout ce que nous voyons est une projection de la conscience, plus ou moins dense. Depuis l’espace du cœur, il apparait que rien n’a besoin d’être changé, que la vie elle-même est en perpétuelle évolution et qu’il n y’ a rien à faire d’autre que d’accepter ce qui est.

Cette vision permet de constater que chacun joue parfaitement son rôle. Chacun à sa façon participe à l’ouverture des cœurs, des consciences, même les « faux prophètes ». Lorsqu’on accueille son « ombre », on se rend compte que la vie telle que nous la croyons est une illusion, que tout est un immense jeu de cache cache nous permettant de nous révéler à nous-même, au travers des miroirs que sont les autres, la vie, les mondes.

Quand on est en paix avec soi-même, il n’y a plus d’ennemi intérieur ni extérieur, il n’y a plus besoin de lutter, de se défendre, de juger, de critiquer, de changer.

Et pour maintenir cet état de paix intérieure, il n’y a qu’à revenir au cœur, au centre de soi par l’acceptation de ce qui est. Je le fais par le dialogue avec les aspects internes, mais une fois que le réflexe de se tourner à l’intérieur sera ancré, une fois que l’unité sera établie, l’amour en soi circulant librement, il n’y aura plus de question « pourquoi » mais juste l’action juste, celle qui découle de la reconnaissance de la perfection de l’être tout entier.

Quand on remet en question ses propres croyances, quand on cesse de juger, quand on s’accueille dans son entièreté, il n’y a plus d’espace entre la pensée, l’intention et l’action.

La réconciliation avec tous les aspects de l’être, c’est la pure manifestation de l’amour lumière que nous sommes éternellement.

J’allais mettre de la musique pour prendre ma douche mais en fait, je vais plutôt utiliser ce moment pour apprécier le bruit et l’effet de l’eau. J’aime l’agrémenter d’énergies de purification, utiliser les pouvoirs naturels de l’eau en conscience, en sachant que c’est un élément de la Mère Terre qui me relie à elle en profondeur puisque mon corps est constitué à 75% d’eau. Cette énergie qui est la pure manifestation de l’amour, du vivant, dans son aspect féminin, épouse parfaitement les formes de mon corps, les collines, les vallées, tout en nourrissant les cellules, en leur offrant le liquide régénérateur.

Une nourriture pour l’âme tout autant que pour le corps, puisque cet acte d’amour me relie à l’incarnation dans la tendresse de la guérison des blessures. C’est la rencontre du masculin et du féminin, du solide, du liquide et de l’énergie, du geste et de l’être, la danse de la vie et de la mort dans la régénération cellulaire, la reconnaissance et la gratitude du simple fait d’être, de renaître chaque jour, d’exister ici et maintenant.

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr et ces trois lignes. Merci

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