loupchien

 

par Frank Hatem

La Grèce plonge dans l’inconnu. Normal. Quand l’incendie assure une mort certaine, on n’hésite pas à sauter par la fenêtre. Par bonheur il y a de l’eau partout en Grèce.

Cela dit, on pouvait s’attendre à une victoire du oui. On pouvait penser que, comme bien souvent, la majorité du peuple réagirait par la peur entretenue par le système politico-médiatique. Ce dernier n’est parvenu en l’occurrence qu’à laisser supposer de savantes manipulations : reportages inquiétants sur le manque de liquidités et l’aggravation de la situation, accompagnés de sondages qui laissaient entendre qu’à cause de cela, le oui remontait et finirait par l’emporter.

C’est donc tout un bénéfice. L’Ere des Révélations continue son œuvre. Petit à petit, les peuples vont de plus en plus reprendre leur destin en main, comprennent dans quelle «Horreur Economique » (pour rappeler le titre du livre de Viviane Forester) ceux qui tirent les ficelles veulent conduire les peuples : les soumettre non plus aux Etats qui les représentaient, mais aux entreprises multinationales qui ont pour objectif l’exploitation du bétail humain (cf. accords transatlantiques : TAFTA, TTIP, renseignez-vous vite si vous ne connaissez pas).

Tout le monde est attaché à l’Europe de la paix, mais pas à l’ultralibéralisme, la concurrence mondialisée, qui est en fait une mise en esclavage globalisée. Par exemple, on en parle peu, mais l’éradication des abeilles (par les « chemtrails » entre autres) a pour but de rendre les populations totalement dépendantes des aliments artificiels de Monsanto qui tire les ficelles de ces accords transatlantiques.

Les Grecs ignorent peut-être tout de ces négociations, mais ont néanmoins montré la voie à ceux qui sentent bien que cette Europe-là n’a rien d’humain. Et ce qui fait le plus peur aux élites illuminati, ce n’est pas les problèmes financiers liés à l’Euro ou à la dette. Cela se règle d’un trait de plume car ce ne sont que des jeux d’écriture électronique totalement arbitraires. Ce qui les inquiète le plus c’est que si d’autres peuples reprennent leur indépendance de la même façon (et ce qu’un peuple a fait un autre peuple peut le faire), alors c’en est fini des accords transatlantiques négociés au niveau européen, et toutes leurs manigances sont à refaire. Tous les traités européens et l’Euro, tout ce chantage à la dette artificielle organisée, n’ont pas d’autre but en réalité que cette transformation des Etats en relais de quelques entreprises commerciales. Et même les hommes politiques l’ignorent souvent.

Panique à bord donc. On pensait que les Grecs allaient, par peur, choisir la sécurité, comme le chien de La Fontaine, mais le loup grec a vu la marque du collier sur le cou du chien. « Et court encore ». Espérons qu’il ne se laissera pas rattraper à cause des inconforts de la vie naturelle qu’il a choisie. Mais les responsables européens feront tout pour « faire payer aux Grecs » leur « non », même si cela doit conduire le peuple à la misère et au désespoir, afin qu’ils rejettent leur gouvernement et se soumettent. Tsipras s’apercevra vite que toute négociation est en fait impossible, et que le choix sera entre rupture totale et soumission totale.

Pour mieux comprendre l’origine, les tenants et aboutissants de tout cela, et les SOLUTIONS, on peut se reporter au livre « les Cinq Clefs » de Frank Hatem aux Editions Louise-Courteau (DG Diffusion).

La surprise du Non c’est la surprise que pour une fois, la peur n’est pas la plus forte. Ce n’est plus le mental qui parle mais le cœur. Le mental fonctionne par la peur, soumis au cerveau reptilien. Et la « Reptilerie » au pouvoir ne s’appuie que sur cela. Elle est désarmée lorsqu’elle s’aperçoit que le mental n’est plus le maître. Son plan inique défendu quotidiennement dans les médias par les économistes de service et les journalistes aux ordres connaît une première fissure. Tout le barrage, pays par pays, finira par être emporté par la vague du cœur. Les esclaves n’ont à perdre que leurs chaînes. « C’est la souffrance de leurs victimes qui fait tomber toutes les dictatures » disait Gandhi.

En évitant soigneusement les référendums de ratification des traités européens depuis des décennies (alors qu’aucun traité international ne peut être valide et légitime s’il n’est ratifié par référendum), ou en contournant leurs résultats lorsqu’ils n’étaient pas ceux attendus comme en 2005, la politique du Nouveau Désordre Mondial qui consiste à faire des Etats des entreprises privées filiales de la holding européenne montre donc sa vulnérabilité. Un Etat ne peut être mis en faillite ; une entreprise le peut, et on peut lui confisquer ses actifs. Cela a commencé avec le port du Pirée, et cela aurait continué, mais tout le monde comprend bien que c’est absurde : comme si la France offrait la Tour Eiffel pour payer ses dettes !). On écoute avec intérêt la rage de la majorité des commentateurs. Aucune dette ne peut légitimement mettre un Etat en faillite car la première prérogative d’un Etat est de battre sa propre monnaie. Certainement pas d’en emprunter sur les « marchés » comme l’ont imposé Pompidou, Giscard, Reagan et Thatcher notamment.

D’ailleurs, les banquiers savent depuis longtemps que la dette grecque ne sera pas remboursée. On peut s’en réjouir si elle n’a aucune légitimité : depuis huit mille ans, la banque phénicienne dont la Suisse fut l’héritière au Moyen-Age, fait tout pour endetter les gouvernements, et il était prévisible que cela aboutirait progressivement à l’interdiction de battre sa propre monnaie, ce qui est le cas aujourd’hui. La preuve que les banquiers savent que la dette ne sera pas remboursée est qu’ils se sont arrangés pour la faire reprendre par les Etats. Ainsi, plus de risque. Et les peuples paient deux fois. Une fois par leur travail, une fois par le fruit de leur travail. L’esclave est celui qu’on force à travailler et qui n’est pas payé.

Cette rage de l’élite surtout en Allemagne sentirait-elle la fin de règne ? La Reptilerie serait-elle aux abois ? Les manipulateurs savent qu’un complot éventé est un complot mort, et que le fait qu’un référendum remette en cause la politique globale va évidemment donner des idées et des exigences aux peuples qui sont en train de se réveiller : Podemos en Espagne, Mouvement du 14 juillet en France etc.

Symboliquement (et la réalité n’est que symboles, les apparences matérielles sont illusoires), c’est passionnant. Le monde Grec, en inventant la démocratie, a été le premier à s’opposer à la Loi reptilienne de tous les régimes théocratiques qui l’ont précédé depuis Sumer et bien avant. Tout est clair lorsqu’on étudie les textes anciens, nous ne faisons qu’en subir les prolongements modernes, et l’Ere du Verseau est là pour changer la donne. Nous sommes à l’âge des Révélations, et ce complot multi-millénaire aura une fin car tout vient au grand jour, et de plus en plus, du fait des réactions maladroites des manipulateurs qui n’ont pas l’habitude que la situation leur échappe. Tant qu’on n’a pas cette grille de lecture qui est la seule réelle et historique, on ne comprend rien à ce qui se passe. Heureusement, de plus en plus de gens sont conscients. Le niveau vibratoire s’élève, le trigone actuel entre URANUS et JUPITER (très rare) en est un marqueur qui associe pouvoir et révolutions, humanisme et économie, ce que les Reptiliens ne savent pas faire. Ils étaient parvenus avec Sarkozy à empêcher le référendum Papandreou, ils ne pouvaient décemment empêcher celui de juillet 2015 et faire partir Tsipras sans que cela fasse par trop désordre.

Vibratoirement, Alexis Tsipras est top niveau, il fait partie de ces nouveaux enfants qui sont là pour ascensionner la Terre. Il est peut-être en train de déboulonner Angela Merkel qui aura du mal à se maintenir à la tête de sa coalition d’intérêts reptiliens à cause des positions cassantes des obsédés de l’ultralibéralisme, tandis que Tsipras montre l’exemple inverse à la tête d’une coalition souverainiste et populiste dont les autres pays ont un urgent besoin pour démondialiser. Il cherche même l’union nationale avec les partisans du oui. Il a pris un risque énorme auquel il n’était pas obligé. Cet homme n’est attaché ni à l’argent ni au pouvoir. Varoufakis non plus, il a montré que l’intérêt de son peuple passe avant le sien. C’est rare. Voilà donc Tsipras en bonne position pour, un jour, devenir le Président d’Etats Unis d’Europe vraiment démocratiques qui peuvent naître de cette péripétie apparemment mineure. Mais qui peut s’avérer un colossal grain de sable dans une machinerie mondialiste profondément bête comme tout ce qui n’est pas issu du cœur.

QUELLE POLITIQUE POUR LA GRECE MAINTENANT ?

La Grèce ne doit pas laisser passer cette chance de proposer une constitution européenne pour les Etats Unis d’Europe. C’est sa mission ancestrale avec la France qui a une mission pour l’avenir de l’humanité. Les idées ne manquent pas. Mais l’urgent est de montrer au monde que leur choix était le bon, qu’il est viable. CE CHOIX, C’EST LE CHOIX DE L’HUMAIN.

L’économie reptilienne imposée avec ses technologies non humaines et son urbanisation forcée depuis les Phéniciens et avant, doit disparaître. Elle ne s’est jamais totalement imposée en Grèce et c’est ce qu’on lui reproche : c’est un pays où on a toujours préféré vivre au niveau local dans la débrouillardise et sans se préoccuper trop des lois nationales et a fortiori internationales. Les villages autonomes à échelle humaine y sont nombreux. C’est ce modèle qui est authentiquement grec (en fait authentiquement humain) et vouloir le réformer et l’adapter est absurde. C’est l’inverse qu’il faut faire. Revenir au modèle traditionnel. D’urgence, car sinon la famine guette. Le système financier centralisé est à dénoncer. Le seul modèle durable viable pour l’humanité tout entière est le modèle tribal. Si la Reptilerie avait laissé l’humanité libre, elle continuerait dans ce modèle traditionnel, en autonomie alimentaire locale, en autonomie énergétique locale, comme les peuples premiers, proches de la nature, en Amazonie ou en Australie l’ont fait pendant des millénaires. De même, si on avait laissé les Africains tranquilles, si on n’avait pas tenté d’exploiter leurs ressources et de les urbaniser artificiellement de l’extérieur, tous ces villages auraient continué de se nourrir en autosuffisance et sainement. On pourra tout dire, tout faire, la nature finira toujours par l’emporter et l’humanité finira par revenir à la vie tribale. On a le choix entre organiser cette réhumanisation ou le subir via mainte catastrophe. La Grèce a l’occasion de montrer comment on l’organise. En relocalisant la monnaie et l’économie. En organisant l’exode urbain et la ruralité en autosuffisance. En cas de manque de financements extérieurs, à l’extrême, il n’y a pas d’autre solution. Ainsi, tout le monde aura à manger à sa faim. Oh bien sûr, on se dira « mais comment fera-t-on pour acheter des tablettes fabriquées en Chine » ? Là n’est pas le problème urgent. Il peut se résoudre avec le temps, et c’est un problème qui ne durera que ce que durera cette civilisation qui contient tous les facteurs de son autodestruction. Par contre, manger sera toujours le problème et l’urgence.

La situation actuelle doit être appréhendée globalement. Pas par appartements. C’est vrai pour TOUS les pays du monde, l’urgence immédiate n’est pas la croissance économique. Ce n’est pas le chômage. Ce n’est pas l’équilibre budgétaire, manipulation des économistes monétaristes.

L’urgence, c’est les CONSEQUENCES MIGRATOIRES du dérèglement climatique. Le dérèglement climatique est acquis. Il n’y a aucune volonté réelle des gouvernements actuels d’y remédier et ils ne mettront pas la marche arrière sans y être obligés. Car ces gouvernements sont mis en place par ceux qui profitent de ce système, tant que les peuples n’y mettent pas terme comme en Grèce dernièrement. Au contraire, dès qu’ils se sentent les mains libres, les gouvernements encouragent les gaz et pétroles de schiste partout où cela peut rapporter à la Reptilerie, même s’ils prétendent le contraire pour rassurer leur électorat. Et par ailleurs le développement accéléré des pays émergents ne s’atténuera que contraint et forcé par les conséquences de ce développement.

Le réchauffement climatique va donc continuer et s’accélérer, et on s’attend donc à des migrations considérables de populations qui ne pourront bientôt plus vivre dans certaines régions que la mer aura envahies ou dont les conditions climatiques rendront la vie trop difficile. Pour le moment, ce sont les migrations de nature politique qui s’accroissent, et par conséquent il faut profiter de cette situation pour précisément mettre au point dès maintenant des réponses viables pour les périodes, proches, où les migrations climatiques, bien plus importantes encore, prendront le relais. Et la Grèce est aux premières loges dans les deux cas. Ce ne sont plus des dizaines de milliers de réfugiés qui vont déferler sur l’Europe mais des millions. Inutile d’imaginer qu’on les empêchera. Les autres problèmes paraîtront bien mineurs en comparaison, si on ne fait qu’y répondre dans l’urgence avec les non-solutions de l’économie classique : intégration au travail et à l’école, construction de logements, fourniture de biens et services. Tout cela est absolument impossible et ne sera pas fait, et dans le cadre d’une économie centralisée et concurrentielle à la fois, le chaos est certain.

Alors c’est le moment de synthétiser tout cela et RESOUDRE EN MEME TEMPS LES PROBLEMES INTERIEURS ET LES PROBLEMES EXTERIEURS. Et c’est possible. C’est possible pour la Grèce de mettre en œuvre ce nouveau modèle, car elle est acculée à bouger les lignes maintenant, et s’est donné un gouvernement qui peut prendre cela en charge, modèle qui pourra servir d’exemple à tous les autres pays qui auront eu le courage de se libérer du carcan de l’Europe ultralibérale et centralisatrice. Espérons qu’il y en aura. Ceux qui le feront s’en sortiront, les autres s’effondreront à vouloir tout garder et ne pas faire leur révolution, confrontés à des situations ingérables.

Le modèle qu’on propose est un modèle de réseau de « bio-kibboutz » ou écovillages où les réfugiés économiques des villes ou (c’est équivalent) des réfugiés climatiques ou politiques d’autres continents pourront vivre en autonomie. Avec leur propre production alimentaire (sans élevage), leur propre production énergétique, leur propre monnaie (monnaie commune à tous ces villages qui ont intérêt à avoir des échanges entre eux, sur le modèle des systèmes d’échanges locaux), leur propre système de construction bio-climatique utilisant les matériaux locaux et peut consommateurs d’énergie, leur propre système d’éducation, leur propre police (organisée et payée par l’Etat néanmoins) et leur propre médecine. Cela suppose pour l’Etat qui organise cet accueil de renoncer à ce à quoi il tient tant généralement : la perception de TVA sur ces activités, la perception de taxes foncières, et les revenus liés à la centralisation de la production énergétique et chimique. Les services publics existants ne sont pas impactés par ce système, c’est essentiel.

Il ne serait pas insurmontable d’organiser des brigades de formation pour que puissent se mettre en place ces structures (ne dépassant pas le millier de personnes). En y procédant dès maintenant, lorsque la situation est gérable, on se donne plus de chances de maîtriser l’avenir. Et de mettre au point les méthodes qui permettront que la réglementation extérieure nationale soit respectée.

Cela suppose néanmoins l’expropriation des multinationales qui achètent les terres agricoles par milliers d’hectares, notamment dans les pays de l’est, pour s’assurer un monopole futur sur l’alimentation. Qui tient l’alimentation tient la population. L’achat de terres autrement que par des particuliers à des fins agricoles familiales doit toujours être interdite. S’il en a été autrement, c’est illégitime et la nationalisation va de soi. Ces terres doivent être utilisées pour l’installation de villages de réfugiés. Ils n’ont aucun besoin des villes pour vivre, au contraire. Et de cette façon la pollution augmente peu.

Voilà donc le schéma simple et peu coûteux d’organisation politique d’un pays qui veut sortir de l’Europe non-démocratique et en même temps se préparer aux défis du dérèglement climatique. C’est dans une situation ainsi maîtrisée qu’une nouvelle Europe, démocratique celle-là, pourra voir le jour, sinon on va droit vers la dictature, ce qui d’ailleurs est l’objectif final des mondialistes.

Cette politique éco-migratoire est une possibilité même si la situation peut échapper à toute maîtrise, elle peut en tout cas constituer le tronc commun des mouvements politiques qui veulent mettre l’humain et non la finance au cœur de la politique comme Syriza. Il n’y a guère d’autres solutions dans l’état actuel des menaces mondiales. Elle n’est pas envisageable sans couper les ponts avec le carcan européen actuel.

QUELLE STRATEGIE POUR LES AUTRES PEUPLES

Tous les pays auront à gérer ces défis. La Grèce peut profiter de l’opportunité pour retrouver son autonomie monétaire et montrer une voie viable pour l’avenir. Sinon il n’y a guère d’illusion à se faire. Cela étant, même les pays les plus attachés à l’Euro comme les pays de l’Est ont intérêt à étudier la question car ils ne seront pas indemnes de recevoir des réfugiés climatiques. S’ils ne sortent pas du carcan monétariste actuel, on voit mal comment ils pourront le faire.

Dans un pays comme la France, on sait qu’une majorité de la population souhaite remettre en cause les traités. Ils ont voté à 55 % quand on leur a demandé leur avis. Selon certains sondages il semblerait qu’aujourd’hui cela dépasse 60 %. Ils ont élu Hollande en partie pour cela. On ne leur demandera donc plus leur avis à moins qu’on l’exige. C’est évidemment la priorité pour tous ceux qui veulent changer quelque chose aux conditions économiques ou écologiques. Sinon les nouveaux traités en négociation rendront la vie bien plus difficile, plus concurrentielle encore, et menacera directement notre santé par l’invasion des OGM, les pétroles et gaz de schiste, l’interdiction d’un étiquetage informatif, la fin de l’agriculture paysanne, la déréglementation totale écologique et sociale sous peine d’amendes à payer aux multinationales etc.

Rien n’empêche tous les pays dont la population souhaite de vrais Etats Unis démocratiques d’Europe de le faire, une fois qu’ils auront imposé à leur gouvernement un référendum sur la ratification ou non de chacun des traités internationaux même anciens. C’est la priorité. Le visionnaire Alfred Nahon, dans les années 80, avait lancé le « Mouvement pour les Premiers Etats-Unis du Monde ». Il suffit de deux Etats pour commencer en Europe. Des pays où l’ego n’est pas au pouvoir. Il en existe déjà d’ailleurs quelques uns hors d’Europe. Qui va prendre l’initiative de le proposer à la Grèce sinon la France ? L’Union européenne actuelle n’a pas d’armée. Elle ne peut donc l’empêcher.

Nul doute que beaucoup auront envie de les rejoindre et ainsi de proposer une alternative au Nouvel Ordre Mondial des Illuminati.

Pour aboutir à cette priorité dans un pays comme la France, la seule stratégie viable est l’union des leaders des partis anti-système (souverainistes, altermondialistes, populistes, écologistes, anarchistes ou autres), sur le fondamental qui les rapproche, en oubliant ce qui les sépare. On ne peut s’empêcher de remarquer les convergences de plus en plus évidentes. Mais les habitudes sont les plus fortes et s’opposent souvent au rapprochement. Cela peut changer si une vision commune, un espoir commun se fait jour. Il y a souvent moins d’ego à la base qu’à la tête, plus de sagesse. Les abstentionnistes suivront forcément une attitude d’union, car c’est son absence (avec toutes les hypocrisies liées à l’intérêt personnel qui en découlent) qui les éloigne des urnes.

La priorité sur laquelle il faut s’unir est donc la remise en cause des traités passés et futurs s’ils ne sont pas ratifiés par référendum, et en tirer les conséquences sur le plan institutionnel. Ensuite on peut passer à d’autres priorités vitales pour les populations, jusqu’à ce qu’on se sépare à nouveau sur des questions idéologiques. Mais au moins le pays aura retrouvé sa capacité à choisir son destin. L’intérêt général doit être au premier plan et non pas les ambitions personnelles. Aux militants d’avoir le discernement nécessaire pour faire en sorte que des rapprochements se fassent. C’est un défi spirituel comme un autre.

TANT QU’ON NE REAGIT PAS A UNE SITUATION NEFASTE,

LA SITUATION EMPIRE

JUSQU’À CE QUE LA SOUFFRANCE FASSE SURMONTER LA PEUR.

L’enjeu spirituel, c’est toujours surmonter la peur. Et c’est toujours l’union. La responsabilité est donc au niveau des adhérents et sympathisants de ces partis. Exiger que leurs dirigeants mettent leur ego de côté et unissent leurs forces avec les autres partis, pas forcément sous une bannière commune, au nom d’une priorité absolue dans l’intérêt de la population, et si ce n’est pas le cas, il faudra les remplacer.

Cela peut paraître utopique mais ce qui est utopique c’est s’attendre à ce qu’on puisse rester encore très longtemps dans une situation où le confort et l’opulence actuels pour certains repose sur la souffrance des autres. Sans tenir compte ni des aspirations des peuples intérieurs qui commencent à voir clair, ni de la détresse extérieure qui frappe à la porte, ni des nécessités écologiques.

On peut repousser ces décisions, la tragédie s’aggravera jusqu’à ce qu’on les prenne.

Frank

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Frank Hatem DSD

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