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par Guilaine Liski

…….La vie de couple est une pièce de théâtre où chacun joue le rôle qui est le sien et bien sûr ces rôles ne se sont pas assemblés par hasard.

Il est important de reconnaître cela pour démystifier et dédramatiser la scène. Le couple a toujours été le creuset du processus évolutif pour chacun.  Le système familial dans l’enfance met en place le terreau  nécessaire à la personne pour travailler à son évolution et entrer dans le rôle que son âme a choisi qu’elle joue, le couple lui permet de vivre la scène.

L’environnement choisi correspond toujours parfaitement à ce que la personne est censée apprendre dans son évolution et guérir sur le plan des mémoires, empreintes, programmes dysfonctionnels.

Notre problématique est que bien souvent nous ne voyons plus que le drame, nous oublions ou ne voulons ou ne pouvons voir pourquoi nous sommes ensemble et comment nous en sommes arrivés là.

Dans une pièce de théâtre, il y a toujours plusieurs acteurs, si nous étions seuls  rien ne se passerait mise à part l’expérience du  vide existentiel donc il faut être au moins deux.

Nous nous attirons par déséquilibre complémentaire c’est à dire  que le bourreau a besoin d’une victime et que la victime attire son bourreau. Les deux ont besoin l’un de l’autre pour jouer le jeu, la scène et apprendre à sortir de leur construction intérieure. Sans victime, le bourreau n’existe pas car il est face à son vide intérieur  insupportable pour lui, sans miroir il n’est rien, il a besoin d’un punching-ball à demeure pour se sentir exister.

Quand il peut user et abuser de son pouvoir sur l’autre alors il se sent vivant, il croit avoir du pouvoir…. si l’autre  apprend à se reconnaître et s’aligner dans son propre pouvoir alors le bourreau ne peut plus s’exercer à lui faire mal ou l’avilir, le bourreau de ce fait n’existe plus et c’est intolérable pour lui ! dans l’indifférence, il meurt ! il se sent vivant dans le conflit soit parce que cela le stimule soit parce que cela lui permet de fuir ses peurs comme par exemple l’intimité relationnelle qui le terrorise.

Quant à son acolyte de jeu : Le comportement dépendant affectif ( le plus souvent au féminin) il ou elle est dans le même désespoir de coeur  blessé. Il ou elle s’est offert sur un plateau pour nourrir son propre coeur au mépris de toute logique, de tout respect fondamental. On ne peut être ou pratiquer ce qui n’a pas été connu, vécu, expérimenté donc appris !

L’un prend démesurément, l’autre donne démesurément, aucun équilibre dans ces deux là !

L’équilibre, la justesse cela s’apprend lorsque nous ne les avons pas connus enfant, alors ils apprendront tant bien que mal selon leur courage, leur capacité à être honnête et leur détermination à s’extraire d’un terrain miné, d’une situation conflictuelle autant intérieure qu’extérieure forcément…..creuset de l’AMOUR malgré les apparences !

« Un bourreau », « une victime »….des jeux de rôles jusqu’au tragique parfois, une souffrance absolue, une incompréhension proche du délire, une intelligence du coeur bafouée….la Conscience est au delà de toute conception humaine limitée et falsifiée.

Oui c’est un apprenti-sage ardu, sur le fil du rasoir et il est facile de s’y perdre et surtout échouer tant la douleur peut nous faire perdre nos moyens et l’aveuglement poser un voile opaque sur nos yeux, notre conscience.

Faire de notre mieux, à l’impossible nul n’est tenu…. accueillir nos impossibilités avec tendresse.

De coeur à coeur

Guilaine

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Source: http://lapressegalactique.org

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