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par Lydia

On a beaucoup spéculé à propos de l’amour qui est toujours envisagé dans la relation aux autres. L’évolution de l’humanité, de la conscience humaine, par la compréhension des valeurs essentielles, la constitution de l’humain si complexe mais dont nous avons une compréhension de plus en plus pointue, nous amènent à reconsidérer l’amour sous un angle vibratoire, une énergie vitale, l’essence, l’énergie de tout être.

La connaissance du divin est éclairée par les nombreux témoignages d’éveil et l’évolution des consciences avides de liberté et de trouver la souveraineté de l’être, l’accomplissement.
Toutes les expériences vécues par les humains ont amené à connaitre la valeur de la paix, de la joie, du bien-être individuel dont découle une société évoluée, basée sur le respect mutuel.
La conscience Une s’est projetée en autant de scénarii, joués par des d’âmes/soi, afin de se connaitre, de se reconnaitre, de connaitre les lois universelles par effet miroir et d’amener son essence, sa vision, ses connaissances, jusque dans la matière.
Le principe de vie exprimé et décliné en autant de possibles, de formes, afin d’amener l’unité en chaque conscience. Une expansion infinie qui se décline en autant de formes, de points de vue, qu’il y a d’êtres vivants sur cette planète et dans les univers, les mondes plus ou moins denses.

On définit l’amour comme un élan de soi vers une personne alors qu’en fait, le phénomène de projection révèle que ce qu’on ressent est intérieur, que l’amour est en nous et qu’il amplifie ou se fait sentir par le mouvement. Ce mouvement d’abord intérieur se nourrit de lui-même dans la reconnaissance de l’essence ou de l’énergie Vitale qui nous anime.
On ne peut pas être sensible à quelque chose qu’on ne connait pas, qu’on ne ressent pas. Que ce soit l’amour, la colère ou la joie ce sont des sensations intérieures.
Toute émotion entre en résonance avec l’extérieur et l’amplifie en soi par le mouvement.

C’est la même chose pour les sentiments et le fait qu’il y ait des amours à sens unique montre que nous projetons ce que nous ressentons à l’intérieur vers l’extérieur.
Que cette projection est le fruit de nos croyances, de notre idéal, de la croyance en l’idée de séparation, de manque.
Lorsqu’on croit que l’amour est en l’autre, on vibre sur les fréquences du manque et on projette/vibre cela. En conséquence, on attire le manque d’amour et il n’est pas étonnant que l’autre de soit pas amoureux également. C’est un peu raccourci comme réflexion mais l’idée est là et surtout, le phénomène de projection.

Nous avons cru que ce manque, cette idée de séparation, de division et d’incomplétude étaient la réalité alors que ce sont des hypothèses, des mises en forme de scénarii que le principe de dualité révèle.
Ce postulat de départ qui consiste à polariser, à matérialiser les principes masculin et féminin, tend à nous faire prendre conscience de ce que nous sommes, par le phénomène de l’effet miroir qui nous permet de comprendre la notion d’unité.

En considérant ce que je suis et l’endroit où je vis, mon entourage, à travers la reconnaissance des lois universelles d’attraction et de résonance, je peux voir que chaque personne qui vit autour de moi, est le reflet d’une facette de ma personnalité.
Ce panel d’individu représente autant d’aspects de ma personnalité et par-dessus tout, le fait que nous puissions vivre dans le respect mutuel malgré nos différences me montre tant la puissance de l’amour que l’unité intérieure qui se manifeste de plus en plus de façon évidente.
Pouvoir se reconnaitre en l’autre en ses blessures, ses masques mais aussi par la sensation du cœur, sentir ce qui nous relie au-delà de l’apparence, c’est comprendre, sentir que nous sommes Un.

L’arrivée de jeunes dans le quartier fait l’effet d’une bouffée d’oxygène qui amène chacun à se remettre en question et pour ma part, ça coïncide avec le face à face avec l’adolescente intérieur. Avec les questions existentielles au sujet de l’amour, du désir, de la sexualité qui ont besoin d’être révisés, libérés des croyances et conditionnements fortement ancrés.

C’est une occasion de revisiter le passé, d’actualiser ma vision, de contacter ce qui m’anime profondément et d’harmoniser le masculin et le féminin.
La vision de la sexualité cantonnée aux relations entre deux personnes est très réductrice et comme pour toutes choses qu’on enferme dans des cases, cela en voile l’essence, la réalité ou le sens.

Je parle maintenant d’énergie de Vie, de désir, de communion, et sachant que tout se réalise d’abord à l’intérieur, retrouver l’ado en soi, c’est renouer avec son vrai moi, ses rêves, sa passion. D’ailleurs, j’ai eu envie de jouer de l’accordéon hier. Il y a bien longtemps que je l’avais mis de côté et j’ai pu constater comment la mémoire s’altérait mais aussi et surtout j’ai retrouvé la joie de cette étreinte particulière.
Ce n’est pas du tout la même chose que de jouer sur un clavier d’ordinateur même si cela offre la possibilité de s’harmoniser sur des mélodies d’autres musiciens.
J’ai retrouvé la mémoire des gestes, la position des doigts, l’impulsion à donner selon le rythme, peu à peu. J’ai mémorisé les morceaux de cette façon puisque je ne connais pas le solfège et je suis épatée de voir combien cette mémoire éveillait les souvenirs à tous les niveaux. Tant la sensation de liberté que l’exaltation de jouer et de partager.
Dans l’élan à aller vers la lumière depuis quelques années, j’avais tendance à juger mon plaisir de jouer de cet instrument. Pas pour son côté qu’on peut qualifier de ringard puisqu’au contraire j’aime l’originalité, aller à contre courant de la mode mais pour le fait que cela me mettait sur le devant de la scène. Une forme d’égocentrisme que la vision spirituelle duelle pouvait incriminer.

Le souci lorsqu’on se tourne vers la lumière et qu’on est encore identifié aux croyances basées sur la notion de dualité conflictuelle, c’est qu’on continue de juger, de sélectionner, de vouloir rejeter ce qu’on qualifie d’ombre.
La reconnexion âmique offerte par Magali continue de faire son œuvre concernant l’ombre, les égrégores dits sombres.Ce que j’ai écris tout à l’heure (4 04 17) en témoigne.

C’est clair qu’en observant ma vie avec du recul, je peux voir que tout ce que j’ai vécu m’amenait vers la connaissance de soi, le retour à la source et même les expériences difficiles ont livré leur caractère initiatique, leur lumière.
On ne peut connaitre l’amour sans conditions de l’intérieur si on ne sait pas pardonner.
Le pardon sincère est l’expression de l’amour lumière en soi, la reconnaissance de ce qui a de la valeur pour soi et le désir de vivre selon sa propre vision.
Le goût pour la liberté, la reconnaissance de l’amour comme la vibration vitale, essentielle à chacun, m’ont amené à comprendre l’importance du pardon.

Je ne parle pas de condescendance, du fait de juger l’autre et se dire qu’on a tout à gagner à pardonner ou encore de le faire par superstitions, croyances ou devoir.
Je parle de ce regard neutre sur soi qui permet de constater qu’on agit toujours selon notre degré de conscience du moment.
C’est valable pour soi-même et pour les autres.

Quand on comprend que nous agissons selon nos blessures et selon le besoin d’amour, de façon inconsciente, on voit que la forme, la façon d’obtenir cet amour n’est pas toujours des plus nobles. On voit autant les vaines stratégies qui nous poussent à chercher l’amour parfois par la violence que la « bonne intention » qui en est à l’origine. On comprend que dans l’ignorance et la souffrance, on peut agir de façon injuste sans en avoir conscience. On voit que les stratégies consistent à vampiriser l’énergie des autres par nécessité, par instinct de survie.
Mais on constate aussi que cet instinct est l’expression du désir irrésistible d’aimer et d’être aimé. C’est l’énergie de Vie qui s’exprime de façon impulsive par ignorance. La force de la pulsion de vie qu’on enferme dans les croyances et de fausses interprétations se voit contrariée, limitée et utilisée de façon animale, sans conscience.

L’observation neutre de ce qui est, de ce qui nous traverse, en révèle l’étendue, libère des croyances et permet d’envisager les choses sous un angle totalement nouveau, plus authentique.
Le pardon lorsque c’est un acte sincère, conscient et délibéré qui se fonde sur le désir de rayonner l’amour en soi, d’être libre, restaure l’intégrité de l’être.
Quand on comprend que la souffrance nait de l’attachement, aux croyances, aux conditionnements, aux rôles, au passé, aux pensées émotions de jugement, d’accusation, on voit que notre vision est faussée par la croyance en la dualité conflictuelle. Que le fait de considérer les choses à travers la notion de bien et de mal nous emprisonne dans le passé, les croyances et la souffrance.

Même si cela représente une immense remise en questions des croyances, le fait de confier à la source ou de regarder ce qui est avec neutralité permet de lâcher peu à peu l’identification au personnage sans pour autant le renier. On comprend alors que la notion de bien et de mal est une forme d’évaluation erronée, limitée et limitante.

Dans l’introspection sincère, transparente, authentique et neutre on relativise les faits, on comprend que le bien comme le mal sont des outils de connaissance et pas la réalité figée. Des proverbes bien connus empruntés à la sagesse populaire nous le disent : « l’enfer est pavé de bonnes intentions » et quand on pense faire le bien, on se réfère à nos propres croyances et besoins.

En s’observant avec neutralité, en étant attentif aux pensées qui émergent on reconnait qu’on porte des pensées sombres, violentes, des envies de meurtre, de vengeance, de possessivité, de jalousie… Le réflexe premier lorsqu’on se dit spirituel sera de les nier, de les rejeter et ainsi de maintenir la division intérieure.
Pourtant ces pensées appartiennent au genre humain et elles ne définissent pas ce que nous sommes. Plus on les repousse, plus on leur donne de l’intensité, du crédit et ça n’est pas en les niant qu’on manifestera l’amour.
Ce n’est pas en chassant l’ombre qu’on manifeste la lumière.
L’ombre est une forme de lumière inversée dans le sens où elle nous apprend quelque chose et elle nous montre la dynamique des contraires, nous amène à choisir en connaissance de cause ce qu’on veut vivre, sentir.
Toutes ces pensées automatiques sont l’expression de l’instinct de survie qui est aussi le désir de vivre, d’aimer et d’être aimé. La lumière c’est de l’information et nos différents corps subtils la captent et l’interprètent selon notre degré de conscience, d’ouverture.

Dans la neutralité on élargit son champ de vision et on peut capter la lumière qui met en évidence celle qui est contenue dans l’ombre. Dans l’acceptation de soi on nourrit l’amour sans conditions et l’unité intérieure. On comprend que l’amour est cette essence qui relie et la lumière ce qui révèle les faits.
J’ai pioché ce qui suit il y a quelques jours et cela a participé à ma réflexion au sujet des capacités du mental émotionnel. La façon dont nous interprétons les faits est si variable qu’il est difficile de ce point de vue d’y accorder du crédit.
On peut d’ailleurs s’amuser à en faire l’expérience et constater qu’un même fait sera interprété de façon totalement opposée selon l’état d’esprit dans lequel on est à ce moment précis. Cela révèle le caractère illusoire et aléatoire de l’interprétation du mental qui se réfère toujours au passé, aux croyances élaborées sur la notion réductrice de bien et de mal.

« Seule ton interprétation t’amène à la peur. Veille à la manière dont tu gères les informations, avec ton émotionnel. »
— Lulumineuse

Les cycles de la vie d’un humain lui permettent d’expérimenter les différentes situations selon des points de vue différents et cela permet de révéler et d’acquérir la sagesse.
C’est par exemple quand on devient soi-même parent qu’on peut porter un regard beaucoup plus tolérant sur nos propres parents, relativiser leur comportement…
Ou encore, c’est quand on vit des épreuves qu’on va au fond des choses, qu’on se trouve face à soi-même. Quand on peut reconnaitre cela avec du recul on constate l’effet de la dynamique des contraires, de l’ombre qui révèle la lumière.

Ce qui est formidable lorsqu’on sait que nous sommes issus de la source père mère, et que nous avons tout en nous, que l’enfant en soi demeure, c’est qu’on n’est pas obligé d’avoir des enfants pour grandir en sagesse.
Le fait de contacter l’enfant en soi et de libérer les croyances liées aux blessures d’enfance nous place autant dans la position de parent que dans celle de l’enfant.
Accueillir les pensées émotions de l’enfant en soi, dans la conscience neutre, la connaissance des différent aspects de la personnalité et de l’être, nous permet de goûter l’unité, de réconcilier le masculin, le féminin et l’enfant. Ou le mental, l’intuition et l’émotionnel. L’alchimie qui se réalise dans le cercle intime de cette famille sacrée nous permet de renaitre à notre vraie nature unifiée… (La suite ici)

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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