Il ne s’agit pas d’abandonner notre travail ou notre maison, nos biens, notre famille mais d’abandonner le « JE », le « JE SUIS », ou le « SOI ».

Le problème est un problème de point de vue et d’identité ainsi que d’identification. Dès que le point de vue change, dès qu’on n’est plus identifié à quoi que ce soit, alors, l’Absolu est là. Mais on ne peut pas se battre contre le « JE » ni même envisager de combattre le « SOI ». Le « SOI » disparaît par abandon de toute revendication et de toute justification.

Le corps physique, le mental, les émotions sont éphémères. On les laisse vivre, on les entretient. Il ne s’agit pas de les abandonner. On est Absolu dans la forme. Il faut transcender la forme, il faut se désidentifier de toutes les formes extérieures.

L’Absolu est là de toute éternité. Avant qu’il y ait quelques formes que ce soit, l’Absolu était là. Alors, quand on transcende les formes, quand le silence, quand le vide est là, quand il n’y a que l’essence de l’Être, alors l’Absolu est.

Non-conscience ou a-conscience

Tant que nous sommes dans la conscience limitée, nous n’avons aucune notion de ce que peut être la conscience illimitée et encore moins ce que peut être l’Absolu. Il n’y a que le vécu de l’Absolu qui nous met en Absolu et alors, nous savons instantanément. Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons comprendre, imaginer, supposer ou définir. C’est le moment où la conscience disparaît.

Quand la conscience disparaît, qu’est-ce qui se passe ?

Dans les moments où nous allons nous endormir, dans les moments où nous sommes dans un alignement, dans un moment où nous sommes dans une méditation profonde, nous avons l’impression de tomber dans le sommeil. Et puis, à un moment donné, nous allons nous apercevoir que, même quand nous n’avons plus conscience de ce qui se dit, que nous n’avons plus conscience de notre corps, que nous ne savons plus qui nous sommes, que nous ne savons plus où nous sommes, pourtant nous sommes là. Mais, il n’y a aucune conscience, il n’y a aucune manifestation, il n’y a aucune perception.

C’est difficile à expliquer parce que c’est un état de non-conscience, d’a-conscience.

Ça correspond à quelque chose qui n’a rien à voir avec les voyages en êtreté ou le voyage astral ; c’est profondément différent. Mais tant que nous ne le vivons pas, nous ne pouvons pas nous le représenter, nous l’imaginer, ou supposer quoique ce soit.

Aucun mot ne peut définir cela.

Source: http://www.transition2017.com/

 

Le Quotidien qui Réunit

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