par Kevin Ataael

Le scénariste, le réalisateur et l’acteur !

Chers Frères et Sœurs de lumière, je vous salue au-delà de la forme et remercie votre présence en cet instant T.

En ces temps opportuns qui se présente à vous tous, bien que cela ne soit pas dans mes habitudes, il m’a été donné de vous raconter une petite histoire évoquant le parcours d’un jeune acteur, et qui d’une manière ou d’une autre résonnera pour beaucoup d’entre vous qui seront amenées à lire ce qui va suivre.  

En ces temps d’Unification, il est nécessaire d’intégrer pleinement la véritable Unité au sein de votre monde et surtout en chacun de vous. Pour que tout le monde puisse l’assimiler avec facilité, voici la petite histoire : 

 

« Le journal d’un Acteur sans Fin »

Je m’appelle Lucian, je suis une personne qui étant plus jeune fut habité par un rêve des plus extraordinaires, celui de faire une belle et heureuse carrière dans le monde du cinéma en tant qu’acteur, et à aucun moment je m’attendis à vivre ce que j’allai vivre dans cette aventure.

 

Je grandis avec ma mère et mon père qui étaient monsieur et madame tout le monde dans un chaleureux petit appartement au beau milieu d’une ville. Entre tous les trois, et malgré certaines engueulades, il résidait tout de même une merveilleuse entente, car ces prises de bec ne duraient jamais bien longtemps.

 

Comme un grand nombre de jeunes, il vint le jour où je devais choisir une branche professionnelle, mais je ne parvenais pas à me projeter dans un job sur le long terme et vous savez comment sont les parents, toujours à se soucier de l’avenir de leurs enfants, à vouloir leurs réussites en posant sans cesse les mêmes questions :

— Que comptes-tu faire de ta vie ? Quand vas-tu te réveiller ? me disaient-ils.

D’un soupir, je me levais, regardais mes parents et je répondis :

— Maman, papa, je vous remercie et comprends l’inquiétude que vous ressentez pour mon avenir, mais soyez rassurés, je trouverai le métier qui est fait pour moi.

En réalité, tous ceux qu’ils avaient pu dire me travaillaient au plus haut point, que pourrais-je bien faire de ma vie ? Je montais dans ma chambre, j’allumais la télévision et sur une chaîne, il passait un documentaire sur les métiers du cinéma qui attira mon attention, et au cours de ce visionnage, je me plongeais intégralement dans celui-ci. La réponse était juste sous mes yeux, et à ce moment précis, le rêve qui m’habitait s’est révélé à moi.

 

Aussitôt, que le documentaire fut terminé, je m’empressais de descendre l’escalier et d’un air excité, j’annonçais la nouvelle à mes parents :

— Maman, papa, j’ai trouvé ma voie. Je souhaiterais devenir acteur de cinéma.

— Ah bon ? s’étonna mon père tout en regardant ma mère
— Sais-tu qu’il est difficile de se faire connaître dans le monde du cinéma et les études s’avèrent être très coûteuses, expliqua ma mère.

— Oui, je sais et j’y ai pensé ! Je trouverai un travail qui me permettra de financer mes études ! dis-je d’un ton ferme et assuré.

Tout au long de la soirée, nous discutions des tenants et aboutissants, et cela, jusqu’à l’heure du coucher. Mais avant de rejoindre ma chambre, ma mère vint me voir et me dit d’une voix douce :
— Lucian, si tu tiens vraiment à ce rêve, je te conseille de te renseigner auprès du théâtre de la ville dès demain.

Je la remerciais pour ce précieux conseil, je lui souhaitai une bonne nuit et je partis gagner mon lit.

La paisible nuit se termina par la sonnerie du réveil, une sonnerie qui annonça le début d’une nouvelle aventure. Je me réveillai, me préparai, et comme cela avait été prévu la veille, je me rendis au théâtre de ma ville. J’entrai dans le hall du bâtiment, au milieu de celui-ci, je vis une femme souriante qui se tenait derrière l’accueil, et devant elle quelques personnes faisaient la queue. Quand vint mon tour, je m’avançai et l’interrogeai sur mon intention de suivre des cours de théâtre pour devenir acteur. La jeune femme me donna avec gentillesse un dépliant sur lequel tout était indiqué et comme ma mère avait pu me le dire, les tarifs étaient très élevés, il me fallait un travail.

 

Les jours qui suivirent, je me mis à la recherche d’un petit job temporaire. J’eus la chance d’habiter dans une ville, car je trouvai rapidement un emploi dans un petit restaurant en tant que plongeur. Certes, cela n’était pas très glorieux, ni agréable d’ailleurs, mais ce fut pour moi l’occasion de mettre de l’argent de côté, et enfin, au bout de quelque temps, je parvins à financer ma formation. Une fois la somme récoltée, je retournai au théâtre prendre un dossier d’inscription, le remplis et ajoutai les papiers demandés. À ma grande surprise, deux jours plus tard, le théâtre me contacta pour me communiquer l’acceptation de ma candidature et ajouta que les cours commenceraient le mois d’après.

Le début des cours approchait à grand pas, et deux ou trois jours avant je visitai les lieux où j’allais apprendre pleinement le métier d’acteur durant les prochaines années. Je fus tout excité, mais rien ne sert de vous raconter tout ce que j’aie pu vivre pendant la formation, hormis un petit passage. Malgré des hauts et des bas, j’eus de très bons résultats à mes évaluations, j’avais développé la capacité à interpréter les différents états émotionnels de n’importe quels types de personnages, et cela, dans tous les styles de films, allant de la science-fiction aux films à l’eau de rose.

 

À la fin de ma formation, j’obtins mon diplôme d’études théâtrales et peu de temps après, je cherchai à me faire une petite place dans le monde du cinéma. Je partis me représenter dans différents castings, mais je dus faire face à de nombreux refus et je fus comme démoralisé jusqu’à ce que je fisse la rencontre d’un réalisateur peu connu qui m’accorda un rôle dans un de ces films. Suite à cette merveilleuse expérience, le réalisateur me proposa une offre que je ne pus refuser, un contrat sur le long terme, seulement, l’engagement contenait deux conditions, l’une qui stipulait que je lui devais l’exclusivité et la deuxième qui notifiait que je devais interpréter les multiples personnages sans le moindre accès au scénario. Malgré ces clauses, j’approuvai tout de même le contrat et le signai sans poser de questions.

Tout se passait à la perfection, je tournai plusieurs scènes par jour interprétant divers personnages, j’étais comblé et je vécus mon rêve, du moins, c’est ce que j’aie cru sur le moment. Il est vrai que je prenais très rarement de pause, au point de consacrer ma vie principalement qu’aux rôles que j’endossai, et à mesure, je me perdis petit à petit sans que j’aie pu remarquer quoique ce soit.

 

Je fus aveuglé par la course effrénée du succès, je n’arrivai plus à dissocier les rôles que j’interprétai à ma propre vie et à force de trop jouer la comédie, je finis par douter de toutes les personnes qui m’entouraient, je ne savais plus si elles étaient réellement sincères ou si elles aussi jouaient la comédie. Jusqu’alors, un jour bien sombre se manifesta, je fus parti en dépression et tentai de mettre fin à mes jours. Quand ce fut arrivé, on me mena à l’hôpital le plus proche, et on me mit en urgence au service psychiatrique et je restai le temps nécessaire pour redevenir moi-même.

Lors de mon stage en psychiatrie, je pris du recul et j’essayai de comprendre, comment j’en étais arrivé là et pour vous dire la vérité, cette situation me rongeait de l’intérieur, je n’arrivai pas à réaliser ce que je vivais. Toutes les après-midi, pendant une heure environ, j’avais rendez-vous avec mon psychiatre et bout à bout, la réponse me parut comme une évidence. J’ai pris conscience que rien ne sert d’être l’acteur d’un scénario qui ne nous appartient pas, car on se retrouve conditionné à faire ce que l’autre décide et on finit par s’oublier soi-même et on s’adonne à des activités, des situations qui ne sont qu’en réalité un semblant de correspondance de nous-mêmes.

Une fois mon état stabilisé, je sortis de cet enfer et repris ma vie en main, et je constatai à quel point je m’étais auto-limité, car à l’heure où j’écris cette page, je suis devenu le scénariste, le réalisateur et l’acteur de mes propres créations. En faisant ainsi, je choisis mes propres histoires, les différents décors et les personnages que j’interprète. Ce qui me permet de ne plus suivre bêtement un scénario déjà écrit à l’avance, mais aussi de prendre du recul sur les situations, d’avoir une vision plus large des scènes que je vis en tant qu’acteur.

 

En étant le scénariste, le réalisateur et l’acteur, je remarque par ailleurs qu’en modifiant un trait de caractère du personnage, en modifiant un élément du décor, le scénario peut prendre une tout autre tournure, une autre expérimentation du film et sachez qu’une production de cinéma ne connaît jamais de fin, il vous suffit de regarder le nombre de films remastérisés.

 » Je m’appelle Lucian et au travers de ce partage, je vous invite à être de magnifiques

Scénaristes, Réalisateurs et Acteurs « 

Comme l’indique cette petite histoire et comme je vous l’ai déjà annoncé d’une manière douce si je peux dire, le Soi Supérieur, l’Âme et la personne ne sont pas dissociés. Vous êtes le Scénariste de votre vie (Soi-Supérieur), le Réalisateur ou le metteur en scène (l’Âme) et l’acteur (le Personnage), certains appellent ceci la « Tri-Unité » et je tiens aussi à vous préciser que vous ne pouvez pas parler d’Unité ou de Ré-Unification qui veut dire UN quand vous faites allusion à une Tri-Unité qui veut dire TROIS.

Quand vous intégrez pleinement ceci, vous avez pratiquement compris le sens de la vie, nul besoin de chercher midi à quatorze heure. Aucun scénario n’est écrit à l’avance et croire que votre vie est déjà tracée dés votre naissance est une illusion totale et Gandhi avait bien dit : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Le scénario de votre vie, vous l’écrivez selon votre perception dans l’instant et non par une loi d’Action / Réaction pour se donner une bonne conscience, mais par des actions qui vous font sincèrement vibrer.

 

« Quitte ton scénario et ton personnage, s’ils ne te

plaisent pas; tu en as parfaitement le droit,

pour ne pas dire l’obligation. »

Daniel Desbiens.

Merci à vous tous !

 

 

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