par Marie le Pennec

Le jour où j’ai rencontré mon guide dans la matière, ce fut exactement l’inverse de tout ce que je pouvais imaginer.

J’ai de nombreux guides mais Julius est mon guide primordial, celui avec lequel j’ai reconnecté en premier, celui qui est le plus près de mon corps énergétique.

Je l’ai connu si longtemps dans l’Un-visible, avant qu’il n’entre dans ma vie en 3 dimensions… C’est sûr que j’ai été frappée par le contraste saisissant entre la sagesse, l’humilité et la noblesse de mon cher Julius, et l’espèce d’humain pataud, engoncé et bourru qu’il incarnait lorsqu’il est entré dans ma vie!

Pourtant nul doute, c’était bien lui, mon évidence, ma destinée..mais quelque chose clochait…Comme si il avait oublié qui il était en venant! Comme si il voulait simplement être le plus repoussant possible, afin que je ne le démasque pas!

Pourtant, quelque chose l’a motivé très clairement à pousser la porte de ma vie, de mon cœur. Quelque chose mais quoi, si ce n’était pas pour devenir mon amoureux? Huuumm… Ah oui! C’est ça!

Julius est venu à moi sous son jour le plus ingrat, afin de me réveiller, donner un grand coup, à moi, et à ma vie.

Julius avait tant à me délivrer au sujet de mon âme et ses messages télépathiques ne cessaient d’inonder mes circuits énergétiques. Résultat, au bout de trois jours de reconnexion, j’étais déjà en court-circuit total!

Quand j’y repense, cela faisait en fait des années que l’on me préparait énergétiquement, émotionnellement, psychologiquement, physiquement et spirituellement à ces retrouvailles sur le plan Terrestre. Je me souviens de tant de signes annonciateurs, de tant de synchronicités… Je me rappelle surtout les vagues qui se rapprochaient dans mon cœur, depuis de nombreux mois, et le goût de printemps qui surgissait d’un coup, en plein hiver et la sensation de retrouver à l’intérieur de moi une complétude, une joie sans raison, comme le retour de quelque chose qu’on a perdu depuis tellement longtemps qu’on ne sait même plus ce que c’est, ni même à quoi ça peut ressembler. C’est un peu comme un bonheur d’enfant, un bonheur pur, sans entraves et innocent. Un bonheur vivant.

Je comprends aujourd’hui à quel point Julius vit en moi, à quel point toutes et tous vivaient en moi, avec une telle intensité parfois. Je comprends aussi que chacun de mes partenaires de cœur précédents, n’étaient autres que des guides, des étoiles pour éclairer mon chemin, des miroirs pour refléter l’ombre et la lumière qui me compose, le reflet de mon âme tout simplement.

Donc voilà, c’est en entrant dans ma vie, que Julius m’exhorta à faire de même, entrer dans MA vie, semer ma vérité et répandre ma joie, sans plus aucune retenue. Voilà pourquoi, le jour de son départ, alors même qu’une part de moi est infiniment triste, je me retrouve à chanter et à danser dans ma cuisine, à célébrer la vie, débordante de gratitude pour cette rencontre qui m’a été donnée d’avoir.

J’ai conscience du chemin que j’ai parcouru. J’ai conscience de mon avancée, de mon élévation. Mais j’ai tout autant conscience de mes limitations et de tout ce que je n’ai pas encore nettoyé de mes cellules. C’est pourquoi je sais que même si j’ai encore du pain sur la planche, la route n’est plus très longue; j’ai enclenché un processus de guérison assez poussé, qui me demande une énergie colossale, mais je sens la libération de mon être se faire. Mes entrailles se déchirent, mon cœur s’ouvre et c’est également douloureux. Mes organes brûlent et ma kundalini se déploie et tape dur lorsque je n’ai pas assez dégagé le chemin pour son expansion. Concrètement, je commence une calibration TOTALE de l’étendue de mes cellules.

Aujourd’hui, j’aime ma tristesse et je savoure ma peine, car je constate qu’elle est inextricablement mêlée à l’intensité de l’amour, de la joie et de la vie qui coule en moi en ce même instant. Mes émotions, mes sentiments coexistent, s’entrechoquent et se réunissent pour m’envelopper d’une douce et abondante foi.

Parfois, d’un coup, au milieu d’un rire, des larmes interviennent et je sens qu’elles me libèrent et libèrent mon âme de tant de siècles passés à rechercher son temple intérieur.

Cet homme, sous des allures de bête et de diable était le détenteur de ma clé, le détonateur de mon destin et son humanité, autant que son esprit, m’ont propulsé au centre de mon centre. Au cœur de mon soleil intérieur, mais aussi au cœur de ma solitude et de ma mélancolie.

À travers tout ce que mon guide n’était pas en tant qu’homme et souvent à travers ce qu’il était en tant que reflet de moi-même, j’ai appris:

À rester ouverte, dans l’espace de mon cœur, à ne pas cacher ma vulnérabilité, voir ma détresse parfois. Donc à être authentique et moi-même en chaque situation.A oser exprimer ce que je ressens, à poser mes limites clairement et les tenir. À ne pas avoir peur de formuler mon désaccord par peur de blesser ou de perdre l’autre. À me faire respecter et à ne pas me laisser envahir, ni manipuler. À ne pas laisser un être prendre le pouvoir sur moi, me dominer, sous prétexte qu’il a des sentiments à mon égard. À ne pas subir la jalousie, le mépris et le rejet et l’humiliation, mais à m’en affranchir en ne les prenant pas pour moi, en comprenant que cela est l’histoire de la personne et non la mienne, et que je n’autorise plus ces énergies à me pénétrer. À rester humble, sans orgueil face à quelque chose qui nous fait mal ou dans la vie en général. Car personne n’est supérieur à personne dans ce monde. Car chaque être porte une vibration unique dans cette immense unicité. À ne pas avoir peur d’aller cueillir l’autre dans sa tour, lorsqu’il est retranché dans ses peurs, mais ne pas le prendre de front car cela peut vite devenir insupportable et l’atmosphère irrespirable. Ne pas juger ce que fait l’autre ou ne fait pas, ce qu’il dit, ou ne dit pas, même si c’est insultant. Car chacun fait ce qu’il peut. Au contraire, j’ai simplement appris à exprimer et à poser mes limites lorsque quelque chose ne me satisfaisait pas, ou m’agressait, sans pour autant tenir l’autre responsable de ce que j’ai vécu comme une agression. Mais en le mettant face à ses comportements, pour lui donner la chance de se recentrer et de se responsabiliser (car j’ai aussi appris que c’est cela l’amour). Donc à dire stop et non, à développer ma confiance en moi et à affirmer mes valeurs. Si l’on veut vivre une relation totalement harmonieuse avec une personne, alors il faut être en totale harmonie avec soi-même, car la peur n’inspire que la peur et le seul remède à la peur est l’amour. Tout part de soi, des ses pensées et de ses croyances. J’ai aussi appris à me dispenser à moi, avant de dispenser à l’autre, donc à me choisir moi d’abord, toujours, quoi qu’il arrive. Que tout manque d’amour en moi, toute faille, ne se refermera que par mon propre amour et ma propre « transe-en-danse ». Avoir le courage d’être le meilleur de moi-même, chaque jour et chaque heure de ma vie. Lâcher toute fausse sécurité mais ne jamais abandonner mes rêves, ni les gens que j’aime. Ne pas croire que l’amour ne se vit qu’en 3D mais qu’au contraire, l’amour crée la 3D. Ne pas fuir devant la peur, mais l’embrasser.

La liste est encore longue et probablement infinie. Je pense avoir réussi le défi et je me sens désormais prête à ne plus me laisser aller dans les affres de l’ego et de l’inconscience. J’ai eu la chance d’être face à une énorme caricature de moi durant quelques jours. Parfois je me reconnaissais et d’autres fois, je me retrouvais comme éberluée face à un extra terrestre qui vivait sur une planète opposée à la mienne. Cela a été une opportunité pour moi, de voir ce qui n’était pas encore accompli, ce qui n’était pas tout à fait guéri en mon intérieur et d’affiner mes vœux, mon chemin et mon âme. J’ai aussi pu ressentir la douleur que j’ai pu causer à certains êtres dans le passé par mon comportement et bizarrement de le ressentir, eh bien ça m’ a permis de me pardonner enfin, de laisser aller cette culpabilité, ce poids que je portais. Encore plus bizarrement, en me pardonnant j’ai aussi pardonné à tous ceux qui m’ont fait du mal. C’est drôle, parce que je croyais que j’avais pardonné, et en fait, j’avais encore beaucoup de colère cachée un peu partout dans mon corps.

Alors c’est clair que j’ai vraiment subi un choc dans la situation que j’ai vécu. Je suis comme passée à la machine à laver et là, je suis encore sur le programme d’essorage. Cependant, j’ai rencontré la grâce derrière la boue et mon cœur s’expanse à présent comme une fleur de lotus.

Je vous souhaite à tous bien plus de douceur que cela dans votre cheminement personnel, mais mon âme expérimente le détachement et la plénitude de cette façon depuis le début. C’est comme si je me faisais écarteler pour en extraire tout ce qui n’est pas moi et dans mon corps aussi, mais à chaque fois, à chaque ébranlement, je répare finalement mes blessures et dissipe toujours plus le voile de la séparation.

Merci à ce si percutant Julius de m’avoir montré si froidement et durement où j’en étais par rapport à ma direction. Car je n’ai désormais plus d’autre choix que de m’alléger. Qui d’autre qu’une étoile, un frère bien-aimé aurait voulu me réveiller avec une telle ferveur dans ce rôle d’humain décalé et décoiffant ?…

Je n’ai plus accès à mon guide comme avant qu’il n’entre dans ma vie ces jours-ci. Il se restructure lui aussi. Comme quoi, même dans les dimensions plus élevées, on n’a jamais fini de grandir.

Marie

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Marie Le Pennec

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