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par Ozalee

Un chemin dans la nuit. Un chemin où on souhaite s’arrêter pour se réchauffer. Le feu crépite. Les idées s’emballent. Pourtant il n’y a aucun vent. Juste l’assurance qu’il est temps de transcender l’ancien. De s’en extirper sans plus regretter. Non pas le passé. Mais l’avenir qui s’en vient. Ne plus avoir peur de l’échec. Se donner le droit à l’expérience. Le droit de se tromper. Le droit de ne pas être aimé. Le droit d’exister. Dans toutes nos facettes. Les faciles et les plus difficiles. Les sensées comme les plus insensées. Ne plus craindre le regard du groupe. Ou encore d’être jugé et abandonné. Mais au contraire s’aimer totalement. Et se donner le droit d’avancer. Peu importe que le chemin soit le bon. Parce-qu’une part au fond de vous sait qu’il est juste. Comment savoir que le feu brûle sans y avoir touché?

Et si vivre voulait dire ne plus être dans sa tête, mais dans son corps? Si vivre voulait dire tomber, puis se relever? Et non pas rester debout – immobile – et ne plus oser bouger, de peur de chuter? Et si vivre se trouvait à notre portée, dès que l’on ferme les rideaux, dès que l’on tasse les obligations, dès qu’on se regarde dans le miroir? Ce dernier réfléchit alors nos vérités. La lumière se veut crue. Bien loin du maquillage avec lequel on se revêt en “société”, bien loin des lunettes – nos croyances – qui nous font percevoir notre vie comme une finalité déjà aboutie. Bien loin de tout ça. Si proche de notre âme. Notre êtreté. Ce quelque chose d’indéfinissable – qu’on souhaite tant définir – qui nous fait vibrer sans qu’on ose le chanter. Ce quelque chose qui nous pousse à avancer – malgré nos peurs – à nous exprimer – malgré nos peurs – à nous aimer. Malgré nos imperfections – si parfaites – malgré nos hésitations –si éphémères – malgré ces émotions volatiles. Parce-que rien ne dure. À part cet élan de naître à soi. Cet élan de s’accorder de l’espace pour laisser libre notre mélodie. Libre notre créativité. Libres de nos entraves.

Et si cette lune ne faisait que nous rappeler un unique mot: libération. De ce qui était contenu et nous écrasait le cœur. Mais aussi de ce qui n’existait pas et nous brouillait la vue.

Une lune avec un unique rappel: prends le temps – l’espace – dont tu as besoin pour naître. Pas forcément tout de suite – ne plus forcer – mais avec assurance. Tu nais autrement. Une naissance discrète, où tes racines se déroulent et creusent profondément dans la terre. Sans assise, il ne peut y avoir de propulsion. Sans fondation, aucun temple ne perdure dans le temps.

Et toi? Tu es voué à plus grand que ce que ton esprit ne te laisse entrevoir. Alors oui, cela veut dire te regarder dans le miroir. Observer que les émotions ne sont pas toi, mais qu’elles libèrent. Observer que tu n’es pas ton histoire, mais qu’elle a fait partie du chemin. Observer que tu n’es pas ton corps, mais que tu as besoin de lui pour être totalement incarné.

Laisse couler ce qui désire couler. Ne tente plus de contrôler, mais laisse toi simplement vivre. Accueille ces parties que tu juges “nulles”, “dures”, “pas à la hauteur”, accueille et aime les. Ne les rejette plus. Ne les malmène plus. Tu verras, être bienveillant avec toi ne fait pas de mal. Être bienveillant ne veut pas non plus dire nier la vérité. Cela veut dire apprendre à se faire du bien. Mais pour ça, même tes parts violentes ont besoin d’être vues et exprimées. Peut-être même que pour certains, des limites sont franchies, des choses se voient détruites. Ne juge pas. Ni toi, ni l’Autre. Rien est totalement mauvais ou bon. Tout est bien plus subtil. Et surtout, tu as besoin de toute ton énergie pour couver, protéger, prendre soin, de ta magnifique essence.

N’oublie pas: le repos est une clef pour cette nouvelle porte dans le royaume du scorpion.

Auteur: Farah Sahbi – Ozalee

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